La société évolue, le e-commerce se mêlant petit à petit au commerce traditionnel et les frontières se font plus fines, comment peut-on aujourd’hui différencier un client de boutique et un client internet ? Les cadres se sont brisés et il n’est plus rare qu’un client découvre les facilités et nombreux choix que l’on peut trouver sur le e-commerce, délaissant même souvent complètement l’aspect physique de ce modèle économique pour se concentrer sur une navigation totale sur internet.

On parle ici de multicanal, il s’agit pour les clients des pratiques du processus d’achat selon les différents modes de consommations qui lui sont proposés, ou et comment achète-t-il ? Qu’il se déplace en magasin ou fouille internet, voilà ce qui détermine un parcours d’achat. Il est donc bon de savoir comment réagissent ces nouveaux acteurs et quelle part d’entre eux consomme différemment ?

Nous allons examiner quels sont les pourcentages des différents parcours d’achats existants pour le e-commerce.

Quel est le premier parcours d’achat du e-commerce français ?

 

Si la population française a ses habitudes, le e-commerce a réussi le tour de force de faire évoluer celles-ci, nous allons tout d’abord prendre en compte les principaux types de consommation.

En effet, les clients ne sont plus limités à aller en boutique afin d’obtenir une solution ou un produit, ainsi, plus d’attente en caisse, plus de mauvaises surprises en découvrant que les stocks sont vides, internet possède des qualités qu’on ne présente plus et qui ont été maintes fois prouvées.

C’est donc 42% des français qui ont décidé de passer au tout numérique : après une recherche sur internet, ils commandent directement sur les sites marchands. La crainte d’internet présente dans les années 2000 s’est estompée et aujourd’hui la population connaît les sites de confiance et sait qu’elle obtiendra sa commande rapidement et dans d’excellentes conditions.

Qu’en est-il du reste du podium ?

 

En parallèle, 18% des français continuent de se rendre exclusivement dans les magasins afin d’obtenir directement et physiquement ce qu’ils recherchent malgré l’existence d’une boutique e-commerce. Si ce pourcentage s’est vu rétrécir au fil du temps, il reste non négligeable.

De plus, les boutiques font partie intégrante du paysage français et malgré l’essor du e-commerce : cette partie du public reste et restera forte. Les boutiques indépendantes comme les grandes enseignes ont donc à gagner à rester présent physiquement sur le marché.

D’autant plus que 13% des français, s’ils recherchent en ligne les produits qu’ils désirent, se rendent tout de même en boutique pour aller les acheter. Ce type de client recherche souvent un produit précis et préfèrent être sûrs de sa disponibilité avant de se déplacer en boutique, il peut être également question de s’intéresser aux nouvelles collections.

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Ces clients sont les mêmes que ceux se rendant en boutique mais, par exemple, sensibles à une campagne de mailing qui sera souvent l’occasion pour ces derniers de se rappeler de la boutique et, pourquoi pas, s’y rendre pour quelques achats.

On retrouve dans ces trois catégories plus de 70% de la population, la majorité des français et françaises sont donc dispersés en majorité sur ces trois pôles, mais qu’en est-il des quelques 30% restants ?

Des parcours d’achats moins fréquentés sans être mineurs

 

Si une majorité de consommateurs est déjà touchée, il ne faut jamais oublier la minorité restante, car si elle peut-être un résidu d’anciennes habitudes ayant la peau dure, elle peut également annoncer des changements et une évolution, qui font partie tout deux des marques de fabrique du e-commerce.

Dans la continuité de ce que nous venons de voir au cours de la partie précédente, 7% de la population effectue les mêmes recherches en ligne mais regarde également les rayonnages en magasin afin de prendre en compte les choses qu’elle aurait pu rater.

Il est intéressant de remarquer que ce chiffre soit finalement assez bas. Les clients effectuant leurs recherches sur internet sont deux fois moins nombreux à regarder les produits disponibles en boutique, les deux activités ne se mélangent donc qu’assez peu et se croisent principalement.

Une pratique assez curieuse quand on la compare aux autres : 7% de la population françaiseparcoursdachat2 recherche d’abord les produits qu’elle désire en magasin puis effectue ses achats en ligne. Il faut prendre en compte que certaines offres et promotions sont souvent exclusives aux offres digitales.

On peut considérer que les clients auront aperçu un article intéressant en boutique. Après un temps de réflexion, ils décideront de procéder à l’achat, c’est ici qu’une bonne boutique en ligne est essentielle : le client doit trouver rapidement, si ce n’est directement, le produit qu’il désire, au risque de ne pas faire la vente. On considère ici la boutique physique comme la vitrine de la boutique en ligne, le client doit être à l’aise dans les deux pour ne pas le perdre.

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Dans une même tendance que la précédente, 6% de la population effectue des recherches à la fois en magasin et en ligne avant d’effectuer l’achat en ligne. Si on reconsidère le scénario vu ci-dessus, la boutique sera assez attractive pour pousser l’utilisateur à s’intéresser aux autres produits disponibles et pourra être tenté d’ajouter d’autres éléments à son panier.

Dans cet exemple, le client aura eu une vue globale de toutes les offres proposées par le e-commerçant et ses différentes méthodes de vente, il convient donc évidemment d’avoir une marque claire et une identité graphique reconnaissable pour qu’il soit guider dans ses achats jusqu’à la réception de son article.

Des clients appliquant une réelle alliance de plusieurs parcours

Enfin, les 7 derniers pourcents de la population française effectuent leurs achats en ligne et viennent retirer l’article acheter en magasin, le principal avantage de ce type de consommation pour le client et la réduction drastique, si ce n’est totale, des frais de port. Ces derniers sont un facteur majeur d’annulation de vente, un frais de port trop élevé provoquera quasi-systématiquement l’abandon d’une transaction, il convient donc d’être prudent. Ainsi, proposer aux client cette option peut augmenter le nombre de ventes et le flux de votre e-commerce.

 

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Toutes ces informations sont donc un bon moyen d’évaluer quelle population est touchée lorsqu’on souhaite établir un business plan. Bien sûr, elles ne sont jamais fixes et servent avant tout à se faire une idée des tendances, mais celles-ci sont vouées à évoluer : et tant mieux, car le e-commerce a besoin d’être dynamique et reste un provocateur de changements, il se doit de trouver toujours plus de solutions pour à la fois satisfaire ceux qui souhaitent préserver leurs habitudes d’achats mais également proposer d’autres solutions alternatives qui remplaceront demain le parcours d’achat dominant pour un autre. N’hésitez pas à nous faire parvenir vos idées dans les commentaires.

Cette infographie vous a été proposée par lkconseil.