Spécial TPE/PME : Quel est le profil type de l’e-commerçant 2017 ?

Quel est le profil type de l’e-commerçant en 2017 ? Les e-commerçants peuvent avoir un profil très hétérogène. Tous se sont lancés avec l’espoir de remplir des objectifs qui leur sont propres, déterminés par des motivations diverses.

Les parts de marché du e-commerce en France ne cessent de croître, et les sites de e-commerce sont de plus en plus rentables. Le marché du e-commerce affiche une croissance insolente comparé au commerce traditionnel. Il enregistre une croissance de 13 fois supérieure au commerce physique. Les TPE et PME sont de plus en plus nombreuses à se lancer sur ce secteur pour accroître leur zone de chalandise.

Selon une étude d’Oxatis et de KPMG réalisée sur plus de 2 100 e-commerçants sur l’année 2016, certaines tendances se distinguent. À quoi ressemble le profil type de l’e-commerçant d’aujourd’hui? Est-il jeune? Combien de personnes emploie-t-il? Exporte-t-il à l’international? Dans cet article nous essayerons de dresser le portrait de l’e-commerçant d’aujourd’hui.

1-À quoi ressemble le profil type de l’e-commerçant d’aujourd’hui?

L’e-commerce perd son statut de jeunes entrepreneurs cette année. Contrairement aux idées reçues seulement 18% des e-commerçants se situent dans la tranche d’âge des 25-34 ans. Ils ne sont que 2% à se catégoriser dans la tranche d’âge des 18-24 ans. Le secteur est devenu plus mûr peu à peu, la majorité des e-commerçants se situe désormais dans la classe d’âge des 35-49 ans. 34% sont même âgés de 50 à 64%.

Les secteurs dans lesquels les entreprises décident de lancer leur site sont très éclectiques. La majorité des e-commerçants choisissent d’investir dans le secteur de la maison et du jardin (à 13,9%), de la mode et du vêtement (à 13,7%), de la cuisine et de l’alimentation (à 12,1%), de la culture et du loisir (à 10,7%) et pour finir de la beauté et du bien-être (à 9,5%).

Les e-commerçants sont de plus en plus nombreux à profiter de l’essor du BtoB. Désormais 40% des e-commerçants exercent en BtoB ainsi qu’en BtoC. Et ils sont 8% à exercer uniquement en BtoB.

Quelles sont les motivations et craintes des e-commerçants en 2017 ?

Les motivations des entrepreneurs à adopter le digital sont diverses et variées. Ils sont 60% à vouloir se lancer pour étendre leur zone de chalandise, 58% à vouloir stimuler leur chiffre d’affaires, 56% à vouloir augmenter leur visibilité, pour 54% d’entre eux cela représente l’opportunité de fonctionner en continu et pour 41% des interrogés cela permet de renforcer la fidélisation leur clientèle.

Mais quand est-il des freins au lancement d’un e-commerce? 33% des sondés craignent de manquer de compétences, quand 32% s’inquiète de manquer de temps pour gérer une interface web, le coût est aussi un facteur de doute pour 32% des interrogés, la concurrence accrue tout comme le délai nécessaire à la rentabilité sont eux-aussi des critères déterminants (à 29 et 28%).

Quel est le rapport des e-commerçants face à l’employabilité ?

Les chefs d’entreprises du panel e-commerçant seraient 17% à avoir embauché au moins un salarié en 2016. Ce qui nous amène à estimer que l’ensemble des sites e-commerçants recensés en France représenterait approximativement 34 000 emplois créés en 2016.

Une tendance qui pourrait bien continuer sur sa lancée concernant l’année 2017. 26% des e-commerçants annoncent vouloir effectuer au moins une embauche en 2017. Ces intentions d’embauche représenteraient 52 000 emplois à créer en 2017. Ce qui s’assimile à 30% des créations totales d’emplois marchands prévues en France au cours de l’année 2017.

Cet essor s’explique par le fait que le e-commerce est un secteur en croissance de plus en plus rentable. 74% des sites interrogés sur l’année 2016 seraient rentables ou à l’équilibre. Et 51% des sites interrogés ont observé une croissance sur l’année 2016. Une croissance qui ne se fait donc pas au détriment de la rentabilité.

Qu’en est-il du développement à l’international ?

Le e-commerce accélère l’activité des entreprises à l’export. 55% des e-commerçants exportent leurs produits et services à l’international, contre seulement 12% des PME françaises selon la DGE. De plus, les entreprises sont 11% à envisager un projet à venir avec l’international.

Les plateformes françaises exportent majoritairement en Belgique, Allemagne et en Espagne. Les e-commerçants sont de plus en plus confiants en leur capacité de développement de la France à l’international. Cependant le challenge majoritaire à l’export relevé par les e-commerçants serait la logistique.

Les entrepreneurs ont confiance en l’avenir. Cette confiance va de pair avec la démultiplication de projets en interne. Ils seraient 81% à développer de nouvelles gammes de produits, 48% à exercer une activité à l’international, et 39% à développer une stratégie de marque. Ce qui traduit la plus grande maturité de ces acteurs et qui offre de belles perspectives d’avenir.

Ce développement n’est pas sans corrélation avec le vaste éventail d’expertise mis à disposition des e-commerçants pour accompagner leur croissance.

2-Quelles sont les tendances qui se profilent à l’horizon 2017?

Alors que le e-commerce est en plein boom, certaines enseignes sortent leur épingle du jeu. Notamment en vendant leurs produits sur des places de marché. Quelles sont les places de marchés qui confirment leur importance?

Quelle est l’importance des places de marché en 2017?

Les places de marché sont des plateformes techniques, misent à disposition des marchands pour gérer leurs activités de vente. Ils encadrent de la création de catalogues produits, au référencement, à la prise de commande tout comme au système de transaction sécurisée.

Sur ces plateformes qui génèrent beaucoup de trafic, Amazon est le leader du secteur. Sur les e-commerçants interrogés ils sont 59% à vendre sur Amazon, 54% à vendre sur eBay et 27% sur Cdiscount. Ces plateformes peuvent être un réel levier de croissance puisqu’elles permettent de toucher une audience différente de la vôtre, d’écouler des produits en stock et de réaliser des économies d’échelle.

Amazon est effectivement la place de marché qui génère le trafic le plus important et offre donc une visibilité conséquente. Cependant il ne faut pas négliger d’autres places de marché qui peuvent amener divers avantages. C’est pour cette raison qu’il est important d’être présent sur plusieurs de ces places de marché.

Google peine-t-il à séduire les TPE/PME

Même si Google reste hégémonique dans le référencement naturel, le géant du web peine à augmenter ses parts de marché chez les TPE/PME. Il ne progresse pas dans la commercialisation de ses services payants.

Google essaye de commercialiser des services annexes aux e-commerçants comme Google Shopping, sa propre place de marché ou Google AdWords pour booster le trafic d’un site. Un service de publicité sur internet, permettant de réaliser des campagnes efficaces. Le système se base sur un système d’enchère sur les mots-clés tapés par les internautes.

L’entreprise mise beaucoup sur le développement de ces services payants. Cependant, les e-commerçants sont 58% à ne pas utiliser les services proposés par Google. Ils sont 21% à les utiliser par nécessité et ne sont que 21% à les utiliser car ils représentent une opportunité de développer leur activité.

Pour réussir à vendre sans passer par les services payant de l’entreprise, les e-commerçants privilégient d’autres leviers. La plupart optimisent eux-mêmes leur référencement naturel ou bien utilisent les autres moteurs de shopping. Ils sont de plus en plus nombreux à promouvoir leur plateforme par le biais du social commerce. En effet, les marques sont de plus en plus nombreuses à être présentes sur les réseaux sociaux.

Sur quels réseaux sociaux les e-commerçants sont-ils présents ?

Facebook domine largement l’utilisation des réseaux sociaux dans le secteur du e-commerce. 79% des e-commerçants sont présents sur ce réseau social et ce n’est pas sans raison. Le social commerce offre des opportunités de développement colossales. Les e-commerçants interrogés enregistreraient un impact de 31% sur les ventes.

Selon Romain Prat, directeur de l’agence Power Trafic “grâce à des contenus de qualité un e-commerçant peut augmenter son taux de conversion de 35%”. Les internautes seraient aussi 71% à être plus enclins à acheter en ligne après avoir vu un produit partagé ou recommandé sur les réseaux sociaux.

Plus encore qu’une aide à la conversion le social commerce aurait aussi un rôle de recherche et de découverte. 43% des e-acheteurs auraient trouvé de nouveaux produits par le biais des réseaux sociaux.

Après le réseau social Facebook, c’est le réseau Twitter qui arrive en deuxième position avec un taux de représentation de 20%. Suivi par Google+, qui perd de plus en plus d’utilisateurs chaque année. Nous notons quand même une percée remarquable des réseaux Youtube et Instagram. Les deux réseaux comptent respectivement des taux d’adoption de 12 et 11%, et engendreraient des taux d’impact de l’ordre de 4%.

La percée du m-commerce

L’année 2016 marque une rupture avec l’explosion de l’utilisation du mobile. De plus en plus de requêtes mobiles sont enregistrées via ce canal. Il représente à lui seul 52,7% du trafic sur le web. Le mobile vient concurrencer les écrans desktop comme canal de vente. Il enregistre une progression de 31% sur l’année 2016.

Aujourd’hui 6 français sur 10 sont mobinautes, et ils passeraient en moyenne 2h27 par jour sur leur mobile. Il est désormais nécessaire pour les entreprises e-commerçantes d’adapter leur interface à ce canal. 83% du top 30 des retailers en France ont développé une application mobile et 30% des consommateurs ont déjà réalisé un achat via une appli marchande.

En 2016, le nombre de sites réalisant plus de 10% de leur chiffre d’affaires sur mobile a été multiplié par plus de 2,5%. Il est désormais de 52% sur l’année 2016, là où il était de 19% en 2015. Les e-commerçants sont 81% à déclarer avoir déjà enregistré au moins 1 vente sur mobile. La tendance du m-commerce est plus que jamais observée par le panel.


 

Le marché de l’e-commerce se porte bien. La démocratisation des achats en ligne, permet de réaliser de plus en plus de transactions. D’année en année de nouvelles tendances fleurissent. L’avancée du digital permet de concevoir des choses de plus en plus folles. Certaines s’inscrivent dans un chemin traditionnel alors que d’autres tombent aux oubliettes.

Selon vous quelles tendances vont perdurer dans les années à venir ? Et quelles sont les nouvelles qui émergeront ensuite ?

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J'ai développé un intérêt pour le web marketing, ainsi que pour l'étude des comportements du consommateur. Je suis aussi passionnée par les voyages et la nourriture japonaise.