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Comment optimiser techniquement sa boutique en ligne ?

Comment optimiser techniquement sa boutique en ligne ?

Johan Letrouit

Gérant chez Digiactif
Passionné par les métiers du web depuis plus de 10 ans et les possibilités offertes par la diffusion de médias sans frontières , j'ai créé ma première entreprise en 2006 dans ce domaine.

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Si vous évoluez dans le milieu de la vente en ligne depuis peu, sachez qu’il est essentiel de travailler le socle technique de votre site afin d’avoir un maximum de chances d’être correctement positionné dans les moteurs de recherche.

Si vous êtes familier avec cette forme d’optimisation essentielle au bon référencement de votre e-shop, peut-être avez-vous négligé certains aspects ?

Nous allons donc passer en revue les différentes parties techniques à optimiser sur un site e-commerce, qu’il s’agisse d’une solution open source comme PrestaShop, Woocommerce, Magento ou autre.

En quoi temps de chargement des pages influence le crawl ?

L’un des critères rédhibitoires en matière de gratification Google n’est autre que la vitesse générale de votre site. La vitesse, ou temps de chargement des pages d’un site, dépend des nombreux éléments structurels de vos pages. Mais également de la qualité de l’hébergement sur lequel se trouvent les fichiers de votre système CMS (Content Management System).

Outre le fait qu’un « crawl budget » soit établi par Google pour chacun des sites qu’il visite, un temps de chargement trop long aura un impact indirect sur votre référencement. Dans la mesure où il impactera négativement l’expérience utilisateur de votre audience.

Sans rentrer dans les détails, souvenez-vous simplement que la notion de « crawl budget » représente le temps alloué par le robot Google (Google Bot) pour visiter les pages d’un site sur la toile. Ainsi, en perdant du temps à analyser le contenu de pages trop longues à s’afficher, vous pénalisez le crawl d’éventuelles fiches-produits qui pourraient être davantage génératrices de trafic.

Ainsi, pour maximiser la vitesse générale de votre site, pensez tout d’abord à optimiser vos images (produits, catégories, diaporama, etc.). Par exemple, il est absolument inutile de charger des images source d’une dimension de 1000 x 1000 px en haute définition depuis votre back-office si la plus grande dimension affichée par votre site est 800 x 800 px.

Ensuite, veillez à limiter les appels aux ressources externes telles que des scripts de tracking ou autres modules de tchat. Bien que certains appels de ce type soient indispensables à la bonne gestion d’une boutique en ligne, il convient de trouver le bon rapport entre temps de chargement et utilité réelle. Bannissez les usages  » gadget « .

Tous ces points d’optimisation doivent bien entendu être réalisés sur la base d’un hébergement PrestaShop performant. Optimiser les ressources de votre site tout en choisissant une offre d’hébergement peu qualitative ou non adaptée reviendrait à monter une carrosserie de course sur un moteur de citadine.

Mon conseil concernant ce point d’optimisation serait donc de vous amener à opter pour une offre d’hébergement dédiée plutôt que de vous orienter vers une offre d’hébergement mutualisée peu adaptée.

Comment le balisage Hn oriente t-il Google ?

Un autre aspect technique trop souvent négligé sur les thèmes natifs et premium des solutions e-commerce comme PrestaShop : l’utilisation native des balises de type Hn pour la mise en forme de la structure graphique.

Ces balises servent normalement à hiérarchiser votre contenu, non seulement vis-à-vis de vos lecteurs, mais aussi vis-à-vis des moteurs de recherche. Les balises de type Hn s’utilisent donc selon la hiérarchie suivante :

  • H1 pour le titre principal de votre contenu ;
  • H2 pour les sous-titres principaux de votre contenu ;
  • H3 pour les sous-titres des sous-titres principaux de votre contenu…

… et ainsi de suite jusqu’à une profondeur maximale de 6 niveaux (H6).

Malheureusement, sur PrestaShop par exemple, les balises Hn sont utilisées à des fins de mise en page, notamment en ce qui concerne les différents blocs d’affichage des modules.

Ainsi sur l’image ci-dessous, le thème natif indique à Google que les mots-clés « Suivez-nous sur Facebook », « Lettre d’informations », « Catégories », « Informations », « Mon compte » , « Informations sur votre boutique » sont des mots-clés importants pour la thématique de votre site, ce qui n’est évidemment pas le cas !

Mon conseil concernant cette optimisation serait donc d’intervenir directement sur le code de votre thème afin de ne pas perturber Google lorsqu’il viendra crawler vos pages.

Comment la compatibilité mobile peut-elle suivre la tendance ?

D’après Médiamétrie, l’utilisation de terminaux mobiles a représenté 52,7% de l’audience internet en France en novembre 2016. Il est donc évident que la compatibilité mobile de votre site dans les mois et années à venir sera un facteur impactant de plus en plus le référencement.

Vous pouvez désormais tester votre site via l’outil de Google en cliquant ici.

Pour ce point, je ne saurai trop vous conseiller de faire appel à un professionnel, tant la mise en conformité d’un thème non compatible peut se révéler être une tâche ardue.

Comment protéger les données de vos clients ?

Devenu indispensable à tous les sites e-commerce depuis que la version 56 de Chrome est disponible, le dernier point à optimiser pour parfaire le socle technique de votre site réside dans l’acquisition d’un certificat SSL afin d’utiliser le protocole HTTPS pour l’accès à vos pages.

En effet, les navigateurs Chrome et Firefox signalent désormais les sites comprenant des formulaires de connexion (à un espace client par exemple) comme non sécurisés si aucun certificat SSL n’a été installé.

Là encore, deux possibilités, plus ou moins pratiques pour respecter cette nouvelle règle du géant Google :

  • opter pour un certificat Let’s encrypt (gratuit, mais renouvelable tous les 3 mois)
  • opter pour un certificat payant comme ceux proposés par GeoTrust qui ne sera à renouveler que tous les ans au minimum

En ce qui concerne le choix du type de certificat, comptez une soixantaine d’euros par an pour un certificat de type  » standard « .

Les e-commerçants qui désirent parfaire l’expérience de leurs utilisateurs et la réassurance accrue de leurs visiteurs pourront opter pour un certificat de type « EV » (Extended Validation) consistant à faire vérifier la véracité de votre activité en fournissant par exemple les éléments d’enregistrement de votre entreprise (K-bis) à l’organisme de certification choisi. Il vous en coûtera dans ce cas environ 250 euros chaque année dans le meilleur des cas pour ce type de certificat.

Pour ce point, je vous suggère d’éviter Let’s encrypt de par le renouvellement régulier qu’il nécessite, mais d’opter pour une offre de certification renouvelable au moins tous les ans.


 

Optimiser techniquement est un passage obligé pour un e-commerçant. Cela vous permet d’améliorer votre positionnement, en vue d’apparaitre dans la première page des résultats SEO. Mais aussi de fidéliser et d’améliorer le taux de conversion de son site.

L’optimisation réside en la réduction du temps de chargement des pages du site, en l’optimisation du balisage, de la comptabilité avec les mobiles et de la protection de ses données clients. Une fois ces étapes réalisées, votre site aura toutes les chances d’apparaitre dans le triangle d’or. Et vous, avez-vous d’autres techniques pour aller dans ce sens ?

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