Mise-à-jour le 30/10/2019

Le SEM (Search Engine Marketing) comporte plusieurs éléments : 

  • le SEA (Search Engine Advertising) est une stratégie pouvant être mise en place par des marques ou des boutiques E-Commerce indépendantes, permettant l’achat de mots-clés via des régies publicitaires mises en place par les moteurs de recherche, telles que Google Ads, ou encore Bing et Yahoo Ads, mais aussi :
    • le SMA (Social Media Advertising), qui correspond à la une stratégie de référencement payant sur les réseaux sociaux, avec l’aide de leurs régies publicitaires (comme LinkedIn Ads, sur le réseau social B2B, par exemple) ;
    • le VSEA (Video Search Engine Advertising), visant à créer des campagnes de promotion ciblées sur des vidéos postées. La régie publicitaire de YouTube, par exemple, est Google Ads, permettant de centraliser les stratégies payantes sur cette plateforme.
  • le SEO (Search Engine Optimization) est une stratégie visant à, naturellement, aller chercher de la puissance sur certains mots-clés, bien spécifiques. Une bonne stratégie SEO est souvent accompagnée d’une stratégie de marketing de contenu, permettant d’aller naturellement se placer en première page sur certains mots-clés. Plusieurs techniques sont applicables, dont :
    • le SMO (Social Media Optimization) est une stratégie mise en place sur les réseaux sociaux. Elle rejoint directement la technique de marketing de contenu, en publiant régulièrement du contenu sur des réseaux sociaux tels que Facebook, Instagram ou Twitter afin d’atteindre la première page sur les moteurs de recherche ;
    • le VSEO (Video Search Engine Optimization) est, encore une fois, une stratégie de contenu visant à publier de la vidéo (sur des plateformes telles que YouTube, propriété de Google, par exemple) afin d’optimiser, une fois de plus, ce référencement naturel.
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Aujourd’hui, nous allons nous concentrer sur le référencement naturel, le SEO. Cette technique, naturelle, est à privilégier par rapport à la technique payante en début de vie d’une boutique en ligne, afin d’acquérir un trafic qualifié et naturel en premier lieu. Pour cet article nous allons nous concentrer sur les stratégies de SEO à appliquer sur Google, étant le moteur de recherche le plus utilisé (source : Statista)

Le marketing de contenu pour mon SEO

Les techniques de marketing de contenu sont plus vieilles qu’Internet. Par exemple, des livres de marque sortent afin d’accroître le brand awareness autour de l’entreprise, comme Louis Vuitton qui publie, des livres sur le luxe et l’architecture.

Le marketing de contenu a pour but de remplir plusieurs objectifs, comme :

  • La génération de leads et de visites sur une page web (une boutique en ligne, par exemple) ;
  • L’augmentation de la conversion sur une boutique en ligne (en donnant de l’information, ou en fidélisant le consommateur);
  • Et bien d’autres …

Plusieurs types de contenus peuvent être utilisés. Pour l’instant, nous allons nous concentrer sur les contenus écrits. 

Pour son référencement naturel, une boutique en ligne peut être accompagnée d’un blog postant des articles sur la niche choisie par le E-commerçant. Si ce blog est assez bien référencé sur certains mots-clés, il permettra aux consommateurs de tomber sur celui-ci puis de continuer sa visite en allant sur la boutique. Cette stratégie permet ainsi de faire de la génération de leads et de visites

Cette stratégie est d’ors et déjà utilisée dans beaucoup de domaines, que ce soit en B2B ou B2C. Par exemple, toujours pour Louis Vuitton, la marque de luxe a su s’adapter et lancer la digitalisation de son offre en créant sa boutique en ligne. Pour sa stratégie de contenu web, on peut retrouver la catégorie LV Now, présentée comme un magazine en ligne. 

Extrait du magazine en ligne de Louis Vuitton

Dans le cas où vous auriez ouvert un blog, voici quelques conseils pour un référencement optimal, en coordination avec les mises-à-jour opérées par Google, que nous avons précédemment vues. 

  • Ciblez des mots-clés à longue-traîne, vous permettant de vous adapter aux récents changements des règles de référencement sur Google, notamment avec l’émergence du voice search, donnant la possibilité aux utilisateurs de poser des questions, plutôt que d’effectuer des recherches par mots-clés ;
  • Préférez un titre d’une longueur maximale de 70 caractères pour votre publication, afin qu’il s’affiche entièrement sur le moteur de recherche ;
  • Mettez le mot-clé sur lequel vous essayez de vous classer au début du titre, permettant à Google d’avoir une idée claire de votre cible, dès le début ;
  • Préférez une méta-description d’une longueur maximale de 160 caractères pour votre publication, pour les mêmes raisons que pour le titre ;
  • Replacez le mot-clé visé dans la méta-description ;
  • Indiquez de quoi va parler votre article dans l’introduction, en essayant encore une fois, de placer le mot-clé (au début, de préférence) ;
  • Pour que votre publication soit considérée comme un article de fond, vos titres doivent aller du h1 au h3 (titres + sous-titres) ;
  • Renommez vos images, en incluant le mot-clé, avant de les placer sur vos publications ;
  • Remplissez la balise ALT (texte alternatif), permettant aux moteurs de recherche de lire vos images. Vous pouvez y loger des mots-clés supplémentaires ;
  • Dans un souci de chargement rapide de la page, utilisez des formats d’images tels que .png, .jpg ou encore .gif, tout en indiquant la hauteur et la largeur de l’image ;
  • La taille de l’image doit être la même que la taille d’affichage, permettant ainsi de réduire le temps de chargement des pages ;
  • Toujours dans un souci d’optimisation du temps de chargement, compressez vos images, assez pour qu’elles soient le moins lourdes possibles, tout en gardant une bonne qualité ;
  • Via Google Search, indiquez la sitemap de vos images par la Search Console ;
  • Si votre blog est bien fourni, pensez aussi au maillage interne, vous permettant de rediriger vos lecteurs sur d’autres de vos articles, vous aidant à réduire votre taux de rebond et d’augmenter le temps passé sur la page. De plus, plus le temps de visite est long, plus Google considère votre site comme une référence. Également, les pages liées les unes aux autres se donnent de la puissance ;
  • Choisissez un ancrage proche du titre de votre article cible lorsque vous placez des liens pour le maillage interne ;
  • Les liens ne doivent pas diriger que vers votre site, et donc être seulement internes, mais aussi externes, en donnant des sources à vos lecteurs, par exemple. Cette pratique est perçue comme un gage de qualité par les robots de Google ;
  • Veillez à garder l’URL de votre article courte, allant droit au but, et contenant le mot-clé que vous ciblez. Les prépositions sont donc à éviter ;
  • Ajoutez des boutons de partage sur les réseaux sociaux, ainsi qu’une section commentaires.

Pourquoi les boutons de partage sur les réseaux sociaux et la section commentaires ? Cela vous permettra de créer de l’UGC (User Generated Content, contenu généré par l’utilisateur). L’UGC vous aidera à vous classer sur de nouveaux mot-clés qu’utilisent vos lecteurs. 

Les réseaux sociaux et les commentaires ne sont pas les seuls éléments à favoriser dans votre stratégie de marketing de contenu, puisque les sites d’avis tels que Avis Vérifiés permettent, encore une fois, à vos utilisateurs de commenter. Cette fois-ci, ce ne sont pas vos articles qui seront commentés, mais vos produits et votre entreprise. En plus de participer à votre stratégie de contenu, cela offre aux consommateurs une valeur sociale, et une opinion, permettant donc d’accélérer la décision d’achat, si les avis sont positifs. 

Enfin, comme mentionné dans l’historique des mises-à-jour de Google et de son moteur de recherche, les avis positifs (négatifs, aussi) influencent votre positionnement. Également, aujourd’hui, les avis sont directement intégrés sur le moteur de recherche. 

Vos produits peuvent également bénéficier du marketing de contenu. Cela est notamment valable sur les marketplaces telles que Amazon et CDiscount, pour ne citer qu’elles. Ainsi, indiquez le plus de renseignements possibles sur vos fiches produits, tout en optimisant vos images pour le référencement. D’une part, les consommateurs auront un maximum d’éléments pour passer à l’achat et le finaliser, d’autre part, Google aime les fiches produits précises. 

La vidéo et le VSEO

Une bonne stratégie vidéo peut faire des merveilles, et elle est très proche de votre stratégie de marketing de contenu mise en place sur votre blog. Effectivement, depuis son achat en 2006 de la plateforme vidéo YouTube, Google met fortement l’accent sur la vidéo. Les résultats de recherche mêlant, textes, images et vidéos permettent de ressortir plus facilement en première page. 

Aujourd’hui, YouTube, c’est 25 milliards de visites par mois (source : SimilarWeb). Chaque seconde, 43 000 vidéos sont visionnées, représentant un total de 1 460 milliards de vidéos par an. Ainsi, cette plateforme représente une réelle aubaine pour les E-commerçants et webmarketeurs. A condition d’être prêt à se mesurer à une très forte concurrence. 

Popcornvideo explique qu’une vidéo est 5,33 fois plus efficace que l’affiche d’un texte seul. Ainsi, elles peuvent aider le consommateur à prendre sa décision, et à passer à l’acte d’achat (90% des utilisateurs reconnaissent que la vidéo est utile pour passer à l’achat). 

De plus, les vidéos apportent une valeur beaucoup plus prononcée qu’une image. C’est pour cela que de plus en plus de boutiques en ligne optent pour la mise en place de fiches produits vidéo, permettant d’aller beaucoup plus loin dans la description de leurs produits, voire même de faire des démos (la vidéo améliore la compréhension de votre produit ou de votre service de 74%, étant beaucoup plus explicative), unboxing, ou encore placer des avis clients. 

Encore une fois, ces vidéos peuvent être reprises sur les réseaux sociaux, bien plus que des publications de blog, puisqu’elles ont une valeur sociale supérieure, et peuvent, d’un clic, être partagées. 

Exemple de fiche produit vidéo pour un robot aspirateur

Comme sur son moteur de recherche, Google applique une politique de référencement naturel sur YouTube. Effectivement, le nombre de vidéos postées chaque jour est ahurissant : en 2015, 400 heures de vidéos étaient postées chaque minute sur la plateforme vidéo (source : Statista). Voici quelques règles SEO (VSEO)  à respecter sur YouTube, pour que vos contenus ressortent à la fois dessus, et sur le moteur de recherche de Google :

  • Comme pour un article, les métadonnées de votre vidéo sont à soigner pour qu’elle puisse ressortir : le titre de la vidéo, considéré comme une balise h1 par Google et sa plateforme vidéo. Soyez donc explicite quant au sujet de la vidéo tout en restant en-dessous des 70 caractères ;
  • La description de la vidéo est aussi prise en compte pour le référencement naturel de la vidéo. Veillez donc à présenter précisément la vidéo, en plaçant plusieurs mots-clés sur lesquels vous voudriez ressortir, ainsi que placer des liens vers votre site, aidant à la conversion de votre boutique en ligne. Les trois premières lignes sont les plus importantes, puisque ce sont celles affichées avant le “plus” vous permettant d’accéder à la description dans son intégralité ;
  • Placez également des liens externes dans la description, comme des sources ou votre blog, permettant à l’utilisateur d’accéder à du contenu supplémentaire ;.
  • Demandez à vos abonnés de s’abonner, de liker, de partager, de commenter, et d’activer les notifications sur votre compte. Effectivement, les chaînes populaires voient leurs vidéos référencées très haut sur certaines requêtes. Cela est donc dû à la puissance de votre chaîne. La puissance est également prise en compte en dehors de la plateforme, en comptant les liens dirigeant vers votre page YouTube, que ce soient sur les réseaux sociaux ou sur des blogs ;
  • YouTube aime les recherches à longue-traîne vous poussant ainsi à cibler ce genre de requêtes, tout en restant concis (en limitant à 70 caractères). Placez les mots-clés ciblés au début de votre titre ;
  • Limitez-vous à 5 ou 10 tags pour votre vidéo ;
  • Concernant les tags, vous pouvez les mélanger, entre termes spécifiques et termes génériques, afin de donner de la puissance à votre vidéo.

Votre stratégie vidéo établie, il n’y a plus qu’à la mettre en place, que ce soit pour une websérie ou alors pour vos fiches produits, et profiter de tous les bénéfices qu’elle peut vous apporter. 

Le référencement local

On a pu le voir, Google aime le référencement local. Si vous possédez une boutique physique, commencez par indiquer toutes les informations la concernant sur Google My Business. Effectivement, ces informations seront également transmises à Google Maps. 

Les résultats aujourd’hui affichés par Google sont locaux. Si vous recherchez un produit, le moteur de recherche essaiera de vous orienter vers une boutique locale. 

Afin d’être correctement référencé en local, vous devez donner le plus d’informations possibles sur votre entreprise et les produits qu’elle vend. Profitez-en pour essayer de vous classer sur certains mots-clés relatifs, vous permettant de ressortir plus facilement, et de classer à la fois vos produits, et votre E-Commerce (voire votre commerce physique, dans le cas où vous auriez les deux) en top des recherches. 

Exemple d’un restaurant référencé sur Google My Business

Toutes les informations données sur votre entreprise dans Google My Business doivent être les mêmes sur les autres sites, lorsque vous abordez votre commerce. Pour un référencement optimal sur la plateforme professionnelle du moteur de recherche, vous pouvez également renseigner le nom de votre entreprise, son adresse et son numéro de téléphone via Schema.org. Effectivement, la plateforme collaborative oeuvre dans la bonne tenue des données sur Internet. 

Comme mentionné précédemment, les consommateurs accordent beaucoup d’importance à la valeur sociale renvoyée par les avis. Les consommateurs ne sont pas les seuls à réfléchir ainsi, puisque Google y accord également une grande importance. Veillez donc à ce que vos avis Google My Business soient positifs. Attention, en cas d’avis négatif, ne le supprimez pas : traitez-le, répondez et trouvez une solution. 

Encore une fois, le titre de votre site (balise titre s’affichant sur Google lors d’une recherche) et votre méta-description (description de votre site) doivent être soignés pour un bon référencement local. 

Evidemment, Google My Business n’est pas le seul annuaire en ligne pouvant profiter à votre référencement en local, vous pouvez vous pencher sur d’autres solutions, telles que :

  • TripAdvisor : si votre entreprise propose des activités touristiques, vous pouvez être référencé sur l’annuaire en ligne spécialisé dans les voyages ;
  • Pages Jaunes : grande référence en France, le site de l’entreprise vous permet d’être référencé, de la même façon que Google My Business. Vous pouvez profiter de la plateforme et de son autorité pour arriver dans les premiers résultats sur les requêtes concernant votre activité ;
  • Yelp : considéré comme un annuaire en ligne, la plateforme référence votre entreprise, en laissant aux utilisateurs la possibilité de donner un avis sur cette dernière.

Enfin, le développement d’un site mobile vous permet de toucher une grande partie de la population locale. En effet, 95% des utilisateurs de smartphones ont effectué des recherches locales, d’après Ubiflow. 59% de ces utilisateurs se déplaceront le jour-même dans l’entreprise sur laquelle ils ont trouvé des informations. Ainsi, Google insistant sur le mobile-first, si vous n’êtes pas en accord avec les utilisateurs de smartphones, vous serez désavantagés vis-à-vis de la concurrence.

Les réseaux sociaux et le SMO

Depuis leur émergence, les réseaux sociaux offrent de nouvelles opportunités aux entreprises voulant vendre en ligne. D’abord, ces plateformes sociales offrent de nouvelles façons de vendre, en pratiquant le social selling. Également, les réseaux sociaux profitent à votre référencement naturel, de façon plus indirecte que les techniques mentionnées précédemment. 

D’une part, vous pourrez profiter de la puissance de plateformes telles que Facebook, Instagram et Twitter (B2C) ou LinkedIn (B2B) pour référencer votre profil d’entreprise en première page des recherches. D’autre part, les réseaux sociaux vous permettent de profiter de l’UGC, abordé précédemment. 

Par exemple, Facebook permet aux utilisateurs (vos cibles potentielles) de laisser des avis sur votre page, à l’image de sites d’avis ou Google My Business. Profitez donc de cette opportunité pour pousser le consommateur à rédiger des avis construits, et à laisser de bonnes notes. Encore une fois, les notes sont prises en compte pour votre référencement, cette fois-ci sur le réseau en question. 

Faites néanmoins attention, les réseaux sociaux impactent plus votre réputation digitale que votre référencement naturel. Effectivement, Google ne prendrait pas en compte les indicateurs sociaux comme les likes et partages, et les liens postés sont automatiquement en nofollow

Voici quelques conseils pour optimiser vos réseaux sociaux :

  • Comme mentionné précédemment pour le VSEO, créez des contenus à forte valeur ajoutée, facilement partageable, presque viral. Un contenu partagé un certain nombre de fois donnera de la puissance à votre compte, permettant à celui-ci d’être vu comme une autorité par le réseau en question ;
  • Misez sur l’engagement et la qualité de vos abonnés, plutôt que sur le nombre en faussant vos chiffres. En effet, certains sites et applications vous proposent de monnayer un accroissement de votre base d’abonnés. Ces abonnés n’ayant aucune valeur réelle (souvent des bots ou des utilisateurs inactifs), vous aurez un engagement très bas comparé au nombre d’abonnés de vos profils sociaux ;
  • Soyez actif, lorsqu’un avis est posté sur votre page, répondez-y. Lorsque quelqu’un partage un de vos contenus, commentez, likez ;

Le SEO mobile

Nous l’avons abordé plusieurs fois, Google mise gros sur le trafic mobile, et avantage très clairement les sites adaptés pour ces petits appareils. 

Afin de montrer au moteur de recherche que votre site est bien optimisé pour les mobiles, essayez d’entrer dans l’indice mobile-first. Sont seulement prises en compte dans cet indice les versions mobiles des sites analysés. 

Pour développer un site adapté au mobile, vous avez plusieurs choix : 

  • Opter pour le responsive design : votre site s’adapte automatiquement à l’appareil sur lequel il est vu ;
  • Opter pour l’adaptive design : votre site crée de nouvelles pages afin de s’adapter à l’appareil sur lequel il est vu ;
  • Développer un site mobile à part : votre site mobile est entièrement dédié aux visites sur mobile.
Exemple de site responsive design : Zara

L’URL est l’un des premiers éléments que vous devez prendre en compte. Si vous créez un un site responsive ou adaptive, il n’y aura pas de problème. Par contre, en développant un site entièrement dédié au mobile, l’URL ne sera pas la même que votre site principal. En effet, au lieu de www.ecommerce.com, votre site devra avoir l’url m.ecommerce.com. Aucun souci pour le contenu dupliqué (duplicate content) entre votre site principal et votre site mobile, il ne sera pas pris en compte par le moteur de recherche. 

Un site dédié aux smartphones est donc pris en compte comme un site mobile à part entière par Google, mais ce n’est pas l’option à préférer. Un site adaptive peut être préféré dans ce cas. Mais, il vous faudra adapter le code HTML/CSS de votre site en conséquence. La meilleure solution, pour vous et pour le moteur de recherche, niche dans les possibilités déployées par un site responsive. Effectivement, le contenu dupliqué ne sera pas pris en compte et tout votre contenu est localisé sur une seule URL

L’UX (User eXperience) fait également partie des éléments à soigner pour la développement de votre site mobile. Effectivement, votre site doit être adapté pour les smartphones, jusque dans les fonctionnalités et la navigation. Le temps de chargement de la page est également pris en compte par le moteur de recherche. Si votre site charge vite sur ordinateur, mais pas sur mobile, vous ne ferez pas partie de l’indice mobile-first. 

Veillez également à ce que les mêmes contenus soient disponibles sur la version bureau, et sur la version mobile de votre E-Commerce. Si la version mobile n’est qu’une version épurée de votre boutique en ligne, l’intérêt pour les utilisateurs de smartphones est minime. 

Enfin, pour avoir une idée du trafic mobile sur page web, vous pouvez vous diriger vers Analytics, aller dans Audience, puis Mobile. Une fois cela fait, assurez-vous que votre page est bien optimisée pour ces utilisateurs. Dirigez-vous vers la Search Console, et vérifiez qu’aucune erreur sur mobile n’est référencée par l’outil de Google.

Le SEO vocal

Les recherches vocales prennent une place de plus en plus importante sur le moteur de recherche. Cette tendance est notamment due à l’évolution de la présence des assistants vocaux autour de nous. D’abord disponibles sur nos smartphones, des enceintes connectées ont fait leur apparition il y a quelques années, permettant aux consommateurs de faire des recherches vocales sans utiliser leur téléphone. 

Aujourd’hui, 24% des personnes privilégieraient l’assistance vocale plutôt qu’un site Internet. Cette tendance est due à la facilité d’utilisation, et son efficacité : en moyenne, 53 mots par minute peuvent être saisis sur un clavier, tandis que 161 mots par minute peuvent être saisis à la voix. 

Les recherches vocales sont prises en compte très différemment des recherches textuelles, par Google. Effectivement, l’expression n’est pas la même : l’utilisateur aura tendance à poser une question, plutôt que de taper des mots-clés lors de la recherche. 

Également, l’utilisateur cherchera un produit plutôt qu’une marque (tout le monde n’est pas Coca-Cola), forçant ainsi les propriétaires de boutiques en ligne à mieux optimiser les fiches produits, ainsi que les descriptions de leurs sites. 

Un des éléments les plus importants à prendre en compte avec la recherche vocale, c’est qu’elle avantage fortement les recherches locales. Pour cela, je vous invite à retourner vers la partie sur le référencement local. 
Dernier point, l’UX est, encore une fois, un élément à soigner avec précaution. L’utilisateur ne possédant pas d’interface visuelle lorsqu’il effectue une recherche sur un assistant vocal, il faut veiller à ce que les fiches produits que vous présentez soient les plus claires possibles.

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Quels sont les outils pour m’aider à être mieux référencé ?

Comme pour chacun des éléments gravitant autour de votre E-Commerce, vous pouvez utiliser des outils, tels que SalesForce pour la partie commerciale, ou Mention pour la partie sociale et e-réputation. Bien entendu, votre stratégie SEO ne fait pas exception à la règle, et plusieurs outils vous permettent d’affiner et améliorer votre référencement naturel.

SEMRush

Peu importe vos besoins, vous pouvez être sûr que la plateforme saura y répondre. Ainsi, sur SEMRush, vous aurez accès à un bilan complet de l’état de votre site, vous permettant d’avoir un tableau de bord évolutif, en fonction des périodes choisies. 

Egalement, il est possible de lancer des audits SEO, vous aidant à effectuer votre veille, notamment en ayant une vue sur les mots-clés sur lesquels vos concurrents se classent. 

L’analyse de votre site vous permet aussi d’avoir une vue hebdomadaire de votre évolution sur les mots-clés sur lesquels vous vous classez. Il est donc possible pour vous de réajuster votre stratégie en cours de déploiement, afin de pallier à de potentielles erreurs. 

Ensuite, sachant que Google accorde une grande importance au nombre ainsi qu’à la qualité des liens dirigeant vers votre site (backlinks), vous pouvez effectuer une veille. Voyez quels sites redirigent vers le vôtre, et évaluez la santé et la qualité de ces liens. 

Enfin, un audit technique de votre site peut être lancé. Il vous permet d’être alerté sur plusieurs éléments, tels que le duplicate content, les pages inactives, les problèmes de balises, etc.

SEMRush propose plusieurs plans tarifés, adapté aux besoins des entreprises, comme :

  • Le plan Pro, à 99.95$ par mois (83.28$ si payé annuellement) : le plan est adapté aux freelances, aux startups et aux marketers ayant besoin de l’outil ;
  • Le plan Gourou, à 199.95$ par mois (166.62$ si payé annuellement) : le plan est adapté aux agences marketing, il permet de débloquer de nouvelles fonctionnalités telles que les rapports personnalisés, les données historiques et permet d’étendre les limites de l’outil, imposées sur le plan Pro ;
  • Le plan Business, à 399.95$ par mois (333.28$ si payé annuellement : le plan est adapté aux grosses agences, aux E-commerçants ou aux entreprises ayant une forte présence sur Internet. Ce plan permet notamment d’avoir accès à l’API de l’outil, en plus des rapports en marque blanche, la possibilité de partager directement vos résultats, ainsi que l’intégration de Google Data Studio ;

Le plan Enterprise : le plan est adapté aux besoins spécifiques de certaines entreprises. Pour obtenir un pricing, il faut donc faire une demande pour obtenir un prix.

Moz

L’outil proposé par Moz permet également de faire le tracking de votre activité sur les moteurs de recherche. Dans un premier temps, la plateforme permet de faire une recherche des mots-clés sur lesquels vous classer. Pour cela, il vous suffit d’indiquer votre URL, et Moz vous aide à faire un bilan des mots-clés que vous possédez, ainsi que des opportunités qui se présentent à vous. 

Afin de connaître le référencement naturel de son site, l’outil propose un audit complet, rapportant ainsi à son propriétaire les erreurs et les opportunités qui se présentent. Les erreurs rapportées peuvent par exemple être les liens morts (dirigeant vers une page inactive), les balises titre manquantes, etc. Afin d’être toujours tenu au courant des erreurs qui peuvent se produire, vous pouvez créer des alertes personnalisées, afin de prendre les choses en main lorsque vous en avez besoin. 

Sur le même principe que la recherche d’opportunités de mots-clés, vous pouvez fournir votre URL à Moz pour connaître la totalité des backlinks que vous possédez. 

Si vous voulez une vue précise de la santé d’un des mots-clés sur lequel vous vous classez, ou sur lequel vous aimeriez vous classer, il est possible de les surveiller et d’avoir un tableau de bord référençant vos mots-clés choisis. 

Pour les sites en mobile-first, Moz propose également une analyse de votre visibilité sur mobile, face de votre visibilité pour les utilisateurs d’ordinateur. 

Moz propose plusieurs packs, comprenant plusieurs autorisations et outils afin d’aider les entreprises à soigner leur référencement naturel :

  • Le plan Standard, à 99$ par mois (79$ si payé annuellement) : ce plan contient les bases de l’outil, et permet de faire une première découverte de son potentiel, après avoir utilisé la version d’essai ;
  • Le plan Medium, à 179$ par mois (143$ si payé annuellement) : ce plan contient les bases de l’outil avec des limites rehaussées, accompagnées de l’outil de recherche de mots-clés ;
  • Le plan Large, à 249$ par mois (199$ si payé annuellement) : ce plan est adapté aux entreprises ainsi qu’aux agences, ayant une stratégie SEO déjà bien établie ;
  • Le plan Premium, à 999$ par mois (799$ si payé annuellement) : ce plan est fait pour les grosses agences SEO et les équipes marketing dans de grosses entreprises.

Google Keyword Planner

Pour aider les internautes à créer une stratégie SEO complète et efficace, Google met tout de même quelques outils à disposition, dont Keyword Planner. Disponible directement sur votre compte Ads, vous pourrez vous aider de la plateforme pour découvrir de nouveaux mots-clés

Pour cela, rien de plus simple, il suffit d’indiquer une URL ou une suite de mots-clés qui vous intéressent. Plusieurs éléments sont donc indiqués à la suite de cette recherche, tels que :

  • Les mots-clés, classé par ordre de pertinence ;
  • Le nombre moyen de recherches mensuelles que ceux-ci génèrent ;
  • La concurrence (indicateur établi en fonction des sites présents sur ce mot-clé, de leur autorité, des campagnes Google Ads effectuées dessus, etc.) ;
  • Le taux d’impressions des annonces ;
  • Les enchères pour apparaître en haut de page – fourchette basse (donnée intéressante si vous voulez lancer une campagne SEA) ;
  • Les enchères pour apparaître en haut de page – fourchette haute ;
  • La concurrence (valeur indexée en fonction des campagnes Ads, encore une fois) ;
  • Le taux d’impressions naturelles, très intéressant pour votre stratégie SEO ;
  • La position naturelle moyenne.

Un deuxième outil vous permet également de connaître le volume de recherche d’un mot-clé accompagné de prévisions pour les périodes à venir. Cette partie de la plateforme peut être utilisées en complémentarité avec un second outil proposé par Google : Trends. Grâce à cela, vous pouvez facilement et rapidement connaître les recherches effectuées par les internautes autour du monde. Pour ajouter de la valeur, Google poste des études et des analyses permettant d’avoir de la donnée supplémentaire sur certaines recherches. 

Ces outils sont entièrement gratuits, et ne nécessitent de vous qu’un compte Google. 

Dareboost

On l’a mentionné, la vitesse et la qualité de votre code sont des signaux pris en compte par les moteurs de recherche. Pour aller plus loin dans ce sens, et faire une analyse complète de votre site, il est possible de s’en remettre à Dareboost

En fournissant votre URL, ou celle d’un autre site, vous pouvez avoir rapidement accès à un audit complet de vos pages. A la suite de ce premier audit, vous retrouvez des conseils, classés en fonction des différentes priorités. Notamment, la vitesse de chargement de votre site est mise en avant, avec une multitude de conseils pour vous adapter. 

Des tableaux de bords et des analyses automatiques peuvent être installés, vous permettant d’avoir des alertes quotidiennes, vous indiquant l’état de votre site ainsi que de ses performances. Pour plus de clarté, il est possible de faire la comparaison entre 2 différents tests

Dareboost surveille également l’expérience utilisateur sur votre site, en vous proposant un test de performance et de monitoring vous aidant à voir quel est le parcours d’un client sur votre site, de l’arrivée à la conclusion de la vente. 

L’outil n’est pas gratuit, malgré une version d’essai vous permettant de vous familiariser avec son fonctionnement :

  • La configuration sur-mesure, à partir de 22$ par mois : ne sélectionnez que ce dont vous avez besoin pour votre site ;
  • Le plan Business, à 68$ par mois (57$ si payé annuellement) : rapports d’analyse illimités, 5 pages surveillées, une fréquence de surveillance quotidienne, etc. L’outil propose un premier plan facile à prendre en main, accompagné de nombreuses fonctionnalités ;
  • Le plan Performance, à 427$ par mois (356$ si payé annuellement) : l’outil propose les mêmes fonctionnalités, en plus grande quantité.

Yooda Insight

Yooda est une plateforme fournissant plusieurs fonctionnalités similaires à celles proposées par les outils mentionnés précédemment. Ainsi, vous pourrez avoir accès à une analyse des performances de votre boutique en ligne, ou de celles de vos concurrents. Grâce à cette fonctionnalité, il est possible d’avoir accès à la visibilité et le trafic naturel de la compétition, tout en confrontant le champ sémantique utilisé par 2 sites. 

Parfait pour la complémentarité Trends et Keyword Planner, Yooda analyse les expressions utilisées par les consommateurs sur Internet. Cette analyse permet d’avoir une vue complète de tout un marché, tout en faisant une évaluation de ce dernier. Dans le cas où vous auriez opté pour une stratégie de marketing de contenu, il vous sera ainsi possible de placer les champs sémantiques utilisés par les consommateurs dans vos contenus. 

Yooda Insight propose deux plans :

  • Le plan Freemium, gratuit : ce premier plan permet de découvrir les fonctionnalités offertes par la plateforme. Des tableaux de bord de suivi, des graphiques d’évolution et une limite de 100 analyses (avec 25 résultats) par jour, voilà ce qui est proposé dans ce plan ;
  • Le plan Premium, à 39€ par mois : ce plan permet d’obtenir l’intégralité de l’outil, en profitant notamment d’exports de données, d’alertes de variation, etc. 

Yoast SEO

Parfait pour votre stratégie de marketing de contenu, Yoast SEO vous accompagnera sur votre développement sur WordPress (CMS le plus utilisé sur le marché). 

L’outil vous permet, dans un premier temps, de vous occuper de l’affichage de votre publication sur Google. Ainsi, il vous est possible de vérifier la longueur de votre balise title, par exemple, grâce à l’aperçu de SERP (Search Engine Result Page – page de résultats de la recherche). Ensuite, vous pouvez faire de même avec la méta-description. Il ne vous reste plus qu’à indiquer à Yoast sur quel mot-clé vous désirez vous classer, qui vous donnera par la suite une note et des suggestions. 

Également, l’outil vous aide dans le développement de votre interlinking. Il vous propose différentes suggestions d’articles, pertinents, en fonction des ancrages disponibles dans votre publication. 

Fonctionnant en complément de Schema dans l’organisation de données, Yoast vous permet d’indiquer directement à Google et d’autres plateformes l’utilité de la page créée. En indiquant que c’est une page, une publication rédigée et publiée par votre entreprise, il sera plus facile pour les bots de Google de faire le point sur cet élément. 

Dans un objectif d’optimisation SMO, pour vos réseaux sociaux, l’outil fournit également une prévisualisation de votre publication sur vos profils. Il est également possible de créer des templates, vous permettant de modifier plusieurs éléments à la fois, afin que la tâche ne soit pas répétitive. 

Pour profiter de l’aide de Yoast, plusieurs plans sont disponibles :

  • Free, gratuit : vous permet de faire la découverte de l’outil, notamment grâce à la prévisualisation sur les SERP, et l’indication de mots-clés visés ;
  • Premium, à 79€ par mois : vous permet d’avoir accès à l’outil d’aide au maillage interne, à la prévisualisation de votre publication sur les réseaux sociaux, etc.

Ahrefs

Ahrefs est un outil d’optimisation vous permettant de faire plusieurs choses, comme, tout d’abord, l’exploration de votre site. Ce premier constat vous aidera à voir le volume de recherche organique ainsi que le nombre de backlinks, simplement avec l’URL du site cible. De plus, une analyse du trafic payant de ce site est fournie, vous permettant d’en savoir un peu plus sur les stratégies appliquées par la concurrence, par exemple. 

Comme sur certaines des plateformes précédemment présentées, un outil d’analyse de mots-clés et de conseil vous est fourni. Egalement, il est possible de découvrir les contenus les plus populaires par sujet, afin de trouver de l’inspiration dans votre démarche de création de contenu. 

Avec cela, vous pouvez effectuer des comparaisons de domaine entre eux (jusqu’à 5), ou alors trouver les backlinks obtenus par vos concurrents, sans que ces sites ne redirigent vers vous. Ainsi, vous pourrez découvrir pourquoi la compétition bénéficie des liens venant de ces sites, et pas vous. 

Cette plateforme a un coût, réparti sur plusieurs plans, et les voici :

  • L’abonnement Lite, à 99$ par mois (82$ si payé annuellement, version d’essai à 7$ pour une semaine) : un utilisateur peut profiter du suivi de 500 mots-clés, chaque semaine, et bien d’autres fonctionnalités ;
  • L’abonnement Standard, à 179$ par mois (149$ si payé annuellement, version d’essai à 7$ pour une semaine) : un utilisateur peut profiter du suivi de 1 500 mots-clés, tous les 5 jours, et bien d’autres fonctionnalités ;
  • L’abonnement Avancé, à 399$ par mois (332$ si payé annuellement) : 3 utilisateurs peuvent profiter du suivi de 5 000 mots-clés, tous les 3 jours, et bien d’autres fonctionnalités ;
  • L’abonnement Agence, à 999$ par mois (832$ si payé annuellement) : 5 utilisateurs peuvent profiter du suivi de 10 000 mots-clés, tous les 3 jours, et bien d’autres fonctionnalités. 
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L’historique des mises-à-jour de Google

Afin d’offrir les meilleurs résultats possibles à ses utilisateurs, Google utilise le système de PageRank, système d’analyse des liens permettant d’effectuer un classement des sites les plus pertinents pour ressortir sur certaines requêtes, dans les premières pages. 

Cet algorithme a été alimenté de mises à jour, au fil des années, qui vont vous être présentées ici :

Beaucoup de monde la connaît déjà, mais nous allons repasser un peu de temps sur Google et son histoire.

Google est un moteur de recherche créé en 1998 dans la Silicon Valley. Afin d’offrir des recherches de plus en plus qualitatives aux internautes, au fil du temps, Google met régulièrement à jour son algorithme. De grosses mises-à-jour se sont faites au fil du temps, comme les introductions de Panda et Pingouin, et des plus petites, axées sur des changements de bases de données, ou l’ajout de nouvelles fonctionnalités.

L’algorithme utilisé par Google a été créé dès 1996, par les créateurs du moteur de recherche : Larry Page et Sergey Bin. Celui-ci a pour but d’attribuer des notes, allant de 0 à 10, permettant de créer un classement lors des recherches effectuées.

Cette note change en fonction de la valeur de confiance et d’autorité d’un site. Ces valeurs sont influencées par les liens accordées au site en question, considéré par Google comme un jugement de valeur, ou encore les mots-clés sur lequel il se place, etc.

Voici donc l’historique des mises-à-jour principales effectuées par le moteur de recherche faisant partie des GAFAM :

2000 : La Google Toolbar

La Google Toolbar, introduite en 2000

La première mise à jour majeure de son système, effectuée en Décembre 2000, correspond à l’implantation de la Google Toolbar, accompagnée du TBPR (Toolbar PageRank)

Le but de cette Toolbar était d’afficher un aperçu de la note donnée à chaque site, lors des recherches effectuées sur le moteur de recherche. Pour les webmasters, cette indication visuelle représentait l’indicateur principal de la réussite de la stratégie de référencement naturel effectuée sur un site.

Certains sites ont commencé à monnayer cette note, au moyen des liens placés, étant un indicateur public, permettant d’afficher aux yeux de tous l’autorité de la page web, créant ainsi un trafic de link juice, déplaisant à Google.

2003 : La Google Dance, Fritz et Florida

Quelques années après le lancement de la Toolbar, Google cherche à offrir toujours plus de précision et de qualité dans la recherche de ses utilisateurs. Pour ce faire, la firme lance, en 2003, une mise-à-jour et introduit la Google Dance.

La Google Dance et Fritz

Ce terme représente la période mensuelle durant laquelle le PageRank est recalculé. Cette période mensuelle, durant laquelle tous les résultats bougent, n’est pas optimale. Pour palier au problème d’irrégularité dans les résultats de requêtes, qui changent, donc, tous les mois si une bonne stratégie SEO n’est pas appliquée, Google propose la mise-à-jour Fritz. Cette amélioration propose une approche plus discrète de la Google Dance, avec des changements évolutifs quotidiens, plutôt que des changements brusques effectués une fois dans le mois. 

Florida

En novembre 2003, le moteur de recherche introduit la mise-à-jour Florida. Cette arrivée marque la fin des stratégies SEO datant de la fin des années 90, en améliorant encore une fois les résultats proposés, en appliquant (supposément) un filtre SEO, causant une chute dans le classement SERP d’énormément de sites web, à l’époque.

2004 : Brandy

Début d’année 2004, Google effectue une nouvelle mise-à-jour, nommée Brandy. Ce changement marque le début de l’analyse sémantique latente exécuté par le moteur de recherche. 

Cette mise-à-jour vise à améliorer le processus de dons de liens, en analysant la qualité des textes d’ancrages utilisés par les sites pour implanter ces liens, tout en introduisant le concept de liens “de voisinage” (link neighborhoods)

Cette notion désigne l’analyse des liens échangés entre les sites, ainsi que leur pertinence. Ainsi, les sites ont dû commencer à faire attention aux pages partageant du link juice avec eux. L’analyse sémantique latente permet ainsi à l’utilisateur d’avoir accès à des sites de qualité, correspondant à leur requête initiale, eux-mêmes liés à des sites pertinents.

2005 : Le nofollow, les sitemaps XML, Jagger, Big Daddy, …

L’année 2005 fut chargée de mises-à-jour chez Google. La première, introduite le 1er janvier de cette année, fait la présentation de l’attribut nofollow. Ce préambule de l’attribut a pour but de contrôler et combattre les liens spam. Cet apport est suivi par une seconde mise-à-jour :

Bourbon

5 mois plus tard, Bourbon est annoncé et mis en place par le moteur de recherche, visant à faire le ménage dans ses résultats de recherche. Furent pénalisés les sites :

  • Ayant une URL non-canonique (où l’extension ‘www.’ n’était pas utilisée) ;
  • Ayant du contenu dupliqué ;
  • Ayant des redirections 302 (indiquant à l’utilisateur que le site a temporairement changé d’adresse) ;

La sitemap XML

Présentation de la sitemap de Wikipédia

Seulement un mois après, le 1er juin 2005, deux mises-à-jour sont effectuées :

  • Celle affectant la personnalisation des recherches : en allant chercher directement dans l’historique des utilisateurs, Google propose des résultats adaptés aux recherches effectuées antérieurement ;
  • Celle des sitemaps XML : en proposant aux webmasters de soumettre leur sitemap via Webmaster Tools (aujourd’hui connu sous le nom de Search Console). Cette mise-à-jour a pour but de contourner les sitemaps HTML.

Jagger

Deuxième semestre de l’année 2005, en octobre, Google effectue une série de petites mises-à-jour, englobées sous le nom Jagger (réellement mise en place sur une période de 3 mois, de septembre à novembre). Cette série s’attaque, encore une fois, aux liens de mauvaise qualité, en mettant l’accent sur les liens réciproques et payants.

Local Business Center

Avec l’introduction de nouvelles fonctionnalités, arrive également l’introduction de mises-à-jour. Local Business Center (aujourd’hui connu sous le nom de Google My Business) a été introduit durant le mois de mars de cette année-là, mais mise en place en fin d’année, afin d’aider les entreprises à obtenir une visibilité en locale, introduisant donc la notion de SEO local. Pour ce faire, Google a fusionné les cartes proposées sur Local Business Center et Maps.

Big Daddy

La dernière mise-à-jour, officialisée en décembre 2005, mais exécutée jusqu’au mois de mars 2006, a écopé du nom Big Daddy. Cette nouveauté infrastructurelle du moteur de recherche a pour but d’aider Google dans sa manipulation de la canonisation des URLs, des redirections, etc. En somme, aider au développement de Bourbon.

2007 : La recherche universelle

Google a, en 2007, implanté plusieurs nouvelles fonctionnalités à son moteur de recherche. Ainsi, les résultats de recherche incluent les Nouvelles, les Vidéos, les Images, les résultats locaux, changeant encore une fois les règles de l’optimisation SEO des webmasters de l’époque.

2008 : Dewey et les suggestions de Google

La première mise-à-jour de Google, effectuée entre mars et avril 2008, a pour but de pousser ses propres contenus, comme Google Books, par exemple.

Les suggestions de Google
Quelques-unes des suggestions que l’on peut voir sur Google lorsque l’on tape « Je déteste quand »

La deuxième, effectuée en août 2008, accompagnée de la renaissance du logo du moteur de recherche, a pour but de mettre les suggestions en avant. Dorénavant, les utilisateurs verront les suggestions proposées au fur-et-à-mesure que la requête est tapée.

2009 : Les tags canoniques, May Day, Caffeine, …

L’année 2009 a été chargée en mises-à-jour de la part du moteur de recherche, avec notamment l’introduction de nouvelles fonctionnalités, accompagnées de nouvelles règles :

Les tags canoniques

Google, en compagnie de Microsoft et Yahoo!, appuie encore une fois sur les URLs canoniques, en offrant aux webmasters la possibilité d’envoyer des signaux de canonisation aux bots des moteurs de recherche, sans que cela ait un impact sur les visiteurs humains de leur site.

Cette fonction, présentée ainsi : link rel=”canonical” permet aux webmasters de soigner la présentation de leurs URLs en indiquant une localisation bien particulière au moteur de recherche.

Google Places

Google Places

Originalement introduites à la rentrée 2009, les pages Google Places représentent une mise-à-jour du Local Business Center, changeant ainsi la direction prise plus tôt par le moteur de recherche. Ce changement de nom est accompagné d’autres améliorations, avec notamment l’implémentation de services tels que :

  • Le référencement des entreprises local dans des Service Areas (zone de desserte) ;
  • Le listing amélioré (enhanced listing), à 25$ par mois, renommé Tags ;
  • La publication gratuite des photos de l’entreprise ;
  • Les QR codes customisés, permettant aux entreprises de forger une stratégie omnicanale ;
  • Favorite Places (endroits préférés), permettant de lister 30 grandes villes dans le monde, que l’on peut digitalement visiter. 

May Day

La mise-à-jour May Day a été lancée entre avril et mai 2009. Les premiers effets se sont fait sentir par les webmasters, spécialement concernant le trafic à longue-traîne. Ce trafic représente les visiteurs ayant accédé à un site en recherchant des termes très précis, voire en faisant de longues requêtes (exemple : ‘chaussures’ – ‘chaussures rouges femmes taille 37’). Les sites proposant du contenu à faible valeur, en forte quantité, ont été les plus impactés par cette mise-à-jour. 

Les résultats en temps réel

Les résultats en temps-réel ont été introduits en décembre 2009. En fin de page, sur le moteur de recherche, des résultats appelés “Derniers Résultats” sont désormais visibles, reprenant des nouvelles, provenant de différents flux, comme Twitter, Google News, etc. Cette mise-à-jour offre ainsi de nouvelles opportunités de référencementpour les sites d’actualité, ou proposant un blog en accord avec leur stratégie de contenu.

Caffeine

Afin d’augmenter la vitesse d’exécution de son moteur de recherche, Google a officiellement annoncé Caffeine.

Old index vs Caffeine

De nouvelles règles de référencement ont également été développées par l’entreprise, en proposant un nouvel index de recherche. Ce nouvel index permet aux utilisateurs d’avoir accès à davantage de ressources, diversifiées et pertinentes, en temps réel.

2010 : Google Instant, les aperçus instantanés, les avis négatifs

Suite logique de Suggest, Google Instant précisant un peu plus les requêtes des utilisateurs sur le moteur de recherche. La mise-à-jour fut accompagnée du développement des aperçus instantanés un mois plus tard, en novembre 2010. Ces aperçus sont déployés afin de permettre aux utilisateurs d’avoir une vue des résultats de leurs recherches, sans avoir à aller sur les sites en question. 

La mise-à-jour de décembre 2010 est spéciale, étant donné qu’elle fut effectuée suite à une affaire dévoilée par le New York Times. Le bulletin a remarqué qu’une boutique E-Commerce, DecorMyEyes, était très bien classée malgré une majorité d’avis négatifs. Google a immédiatement réagi en ajustant son algorithme, pénalisant les boutiques en ligne collectant trop d’avis de la sorte.

2011 : L’attribution, Panda, Schema, …

Dans le but de dévoiler Panda au public, et le déployer sur son moteur de recherche, Google lance un prélude à Panda. Cette introduction au nouvel algorithme sert ainsi à pénaliser les sites abusant du spam. Seulement un mois après, le 23 février 2011, Google finit par lancer Panda

Google Panda

Panda

La première version de Panda a influencé 12% des résultats déjà en place à l’époque, d’après le moteur de recherche. L’objectif de cette mise-à-jour est de traquer les sites postant une forte quantité de contenus, contenant notamment des publicités (appelé ad-to-content). Cette première version fut suivie par Panda 2.0, impactant les recherches effectuées en anglais. Des changements mineurs ont été introduits dans Panda 2.1.

Par la suite, Google a continué le développement et le déploiement de Panda, avec plusieurs versions :

  • Panda 2.2 : le but de cette nouvelle version est de limiter le web scraping, qui est une technique d’extraction de contenus de sites web. Cette technique permet d’améliorer son référencement, mais est punie par Google ;
  • Panda 2.3 : cette version a pour objectif d’aider le moteur de recherche à identifier les sites de bonne et de mauvaise qualité, facilitant ainsi le tri dans l’affichage de ses résultats ;
  • Panda 2.4 : Panda est globalisé et s’applique désormais aux résultats dans toutes les langues, excepté trois : le Chinois, le Japonais et le Coréen ;
  • Panda 2.5 : cette version a eu pour but d’impacter la visibilité de certains sites. Les mises-à-jour effectuées ne sont pas claires quant à cette version. Cette version fut accompagnée de Panda Flux, qui représente une forte quantité de petites mises-à-jour, mineures ;
  • Panda 3.1 : après le déploiement progressif de Flux, Google officialise cette nouvelle version, lors de laquelle un rafraîchissement des données a été effectué.

Les réseaux sociaux

La popularité de nouveaux réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter a poussé Google à intégrer de nouvelles fonctionnalités “sociales” à son moteur de recherche. C’est ainsi qu’est né le bouton +1, permettant aux utilisateurs de voter pour leurs résultats favoris.

Toujours dans son effort de contrer les réseaux sociaux, le moteur de recherche ne s’est pas seulement concentré sur son algorithme Panda. En parallèle, Google a lancé le réseau Google+, permettant aux utilisateurs de créer des cercles d’amis afin de partager du contenu. Cet effort fut lancé après de multiples essais de réseaux sociaux de la part de Google, qui avait déjà lancé :

  • Google Talk / Google Chat (2005-2017) : service de messagerie instantanée utilisant à la fois l’écriture, et la voix ;
  • Google Wave (2009-2010) : une plateforme informatique incluant une messagerie instantanée, et d’autres fonctionnalités rappelant celles que l’on connait sur nos réseaux sociaux ;
  • Google Buzz (2010-2011) : Buzz a permis de remplacer Wave après son arrêt. Buzz mêlait réseau social et micro-blogging, en plus de la messagerie instantanée, et était inclus directement dans Gmail.

L’attribution

Afin de palier aux problèmes de contenus (voire sites) dupliqués, Google lance une mise-à-jour de son système de pagination. Cette nouvelle vient avec deux attributs utilisables par les webmasters : rel=”next” et rel=”prev”, permettant ainsi de renvoyer l’utilisateur à la page la plus pertinente. 

Le chiffrement des données

L’une des dernières mises-à-jour de l’année 2011 est le chiffrement des requêtes. Dans un souci de respect de la vie privée, Google chiffre désormais les recherches effectuées par les utilisateurs sur son moteur.

Plus tôt dans l’année, dans un effort commun avec Yahoo! et Microsoft, Google développe de nouveaux schémas, permettant aux utilisateurs d’avoir accès à des contenus plus personnalisés, et plus pertinents.

2012 : Venice, les publicités, Penguin et Panda, …

En 2012, le déploiement et les améliorations de Panda ne sont pas terminés.

Les mises-à-jour de Panda

Ainsi, plusieurs versions ont été mises en place :

  • Panda 3.2 : cette version a surtout eu pour vocation de mettre les données de Google à jour, l’algorithme n’ayant présumément, d’après le moteur de recherche, pas changé ;
  • Panda 3.3 : une autre mise-à-jour des données, permettant au moteur de recherche de s’adapter aux changements d’Internet ;
  • Panda 3.4 : cette fois-ci une mise-à-jour de l’algorithme, encore une fois supposée améliorer l’expérience utilisateur sur le moteur de recherche, en travaillant sur la personnalisation des résultats ;
  • Panda 3.5 : amélioration de la version 3.4, notamment effectuée pour contrer un bug de domaine ;
  • Panda 3.6 : seulement 8 jours après le déploiement de la précédente version, Google revient avec celle-ci, toujours dans un souci d’amélioration de l’algorithme ;
  • Panda 3.7 : mise-à-jour plus conséquente sur les dernière, le changement dans l’algorithme impacterait 1% des sites web, d’après le moteur de recherche ;
  • Panda 3.8 : seulement les données de l’algorithme ont été mises à jour, sans pour autant toucher à Panda en lui-même ;
  • Panda 3.9 : un mois après la version précédente, l’algorithme a eu droit à un nouvel apport, minime par rapport à la version 3.7 ;
    • Panda 3.9.1 : mise-à-jour des données de l’algorithme ;
    • Panda 3.9.2 : mise-à-jour des données de l’algorithme.

Venice

Une nouvelle version de son algorithme vient agrémenter les résultats locaux, poussant une fois de plus les entreprises à adopter une stratégie de référencement naturel local. Cette mise-à-jour a le nom de code Venice.

La publicité

Afin de mettre sa régie publicitaire en avant, et les sites qui en profitent, Google introduit quelques nouvelles lignes lorsqu’une recherche est effectuée sur son moteur. Ainsi, l’entreprise met en avant les contenus publicitaires, en haut de la page.

Knowledge Graph

Le graphique des connaissances (ou Knowledge Graph) correspond à la case qui apparaît à droite de la première page, lorsqu’un utilisateur fait une recherche sur une personne célèbre, ou un lieu, par exemple. Cette nouvelle fonctionnalité permet d’avoir une vue directe et instructive sur la requête effectuée.

Penguin

La dernière mise-à-jour majeure effectuée en 2012, c’est l’introduction du compère de Panda : Penguin. D’abord connue sous le nom de “mise-à-jour du spam”, cette version emporte finalement le nom de l’animal que l’on connaît aujourd’hui. Le but de cette nouvelle avancée est de traquer les sites abusant, encore une fois, du spam, comprenant la sur-utilisation de certains mots-clés.

Google Penguin

Une deuxième version, Penguin 1.1, voit le jour en mai 2012, simple mise-à-jour des données utilisées par l’algorithme, elle-même suivie par une nouvelle en octobre.

2013 : Phantom, Hummingbird, …

L’année 2013 fût majoritairement marquée de mises-à-jour impactant les processus déjà en place, dont :

Panda

La première mise-à-jour de l’année 2013 concerne, sans surprise, l’algorithme Panda. Version relativement majeure, cette dernière a affecté plus de 1% des sites web. Une mise-à-jour similaire fut déployée en mars.

Phantom

En mai, Google lance une nouvelle version de son algorithme, héritant du nom de code Phantom. Elle est un prélude aux versions suivantes de Penguin.

Quelques semaines plus tard, c’est donc au tour de Penguin 2.0 de voir le jour, indiquant que Google était toujours en chasse contre les spams en tout genre. Une mise à jour des données, désignée comme la version 2.1, a été effectuée en fin d’année 2013.

Les articles de fond

Dans sa rubrique News, Google ajoute, en août une nouvelle fonctionnalité. Il est donc possible de voir les articles de fond, articles généralement longs, très instructifs. Effectuée au début du mois d’août, cette mise-à-jour a poussé un bon nombre de webmarketeurs à se concentrer sur une stratégie de contenu web, leur permettant de mieux faire ressortir leur site dans la rubrique.

Hummingbird

Deux semaines après, Hummingbird est lancé. Suite logique de la mise-à-jour Caffeine, ayant eu lieu quelques années auparavant, la mise-à-jour a pour but d’améliorer les recherches sémantiques du moteur de recherche. 

2014 : Payday Loan, Pigeon, Pirate, …

Dès février 2014, le moteur de recherche effectue la 3ème mise-à-jour de sa mise en page. Cette nouvelle présentation permet à Google de pénaliser les sites ayant trop de publicités

Payday Loan

La deuxième version de Payday Loan fût lancée en mai de la même année (la première version ayant été lancée en juin 2013). Encore une fois, le moteur de recherche vise les sites s’orientant vers le spam pour se classer en haut des résultats de recherches. La troisième version, déployée un mois plus tard, ne se concentrait plus seulement sur quelques sites, mais sur l’ensemble des pages web ayant recours à ces pratiques.

Panda et Penguin

Comme chaque année, Panda est mis à jour. En 2014, deux nouvelles versions voient le jour :

  • Panda 4.0 : cette version a impacté 7.5% des résultats en anglais. La mise-à-jour effectuée par le moteur de recherche a permis d’actualiser à la fois les données, et l’algorithme en lui-même;
  • Panda 4.1 : amélioration de la version 4.0, ayant cette fois impacté entre 3 et 5% des recherches. 

Comme Panda, Penguin devait être également mis à jour. Cependant, l’algorithme n’a pas été touché, et seulement les données utilisées par ce dernier l’ont étées. 

Pigeon

Pour encore une fois favoriser le référencement local, Google s’en remet à la mise-à-jour au nom de code Pigeon. Cette mise-à-jour a pour but de mettre l’algorithme des recherches locales, et l’algorithme général, au même plan et de les rapprocher. Pigeon, en décembre, été développé au Royaume-Uni, au Canada, puis en Australie (dans des pays majoritairement anglophones, donc). 

Google Pigeon

Le SEO local n’est pas le seul élément avantagé par le moteur de recherche, qui cherche par la suite à mettre l’accent sur la sécurité. Ainsi, les sites encryptés ont été favorisés, notamment grâce à des certificats comme le certificat SSL.

Pirate

Enfin, après avoir présenté Pirate, lancé en 2012, dont le but était de ralentir puis arrêter le piratage sur Internet, Google a lancé une nouvelle version fin d’année 2014. Très ciblée, la mise-à-jour a permis de faire chuter le classement de certains sites de piratage.

2015 : Mobilegeddon, RankBrain, …

En 2015, Google a emprunté un virage en mettant à jour son algorithme, favorisant les recherches sur mobile effectuées par les internautes :

Mobilegeddon

Google ayant compris l’importance que les recherches mobiles allaient prendre, le moteur de recherche a mis son algorithme à jour afin de mettre en avant les pages mobile-friendly lorsque l’utilisateur se trouve sur son smartphone. Néanmoins, l’impact sur les sites n’ayant pas favorisé la visite sur mobile n’ont pas connu d’impacts négatifs trop importants.

Panda

Sans surprise, Panda reçoit également une mise-à-jour (Panda 4.2), dont le déploiement s’est fait sur quelques mois. Cette dernière concerne majoritairement les données utilisées par l’algorithme.

RankBrain

Enfin, en octobre, Google annonce qu’il a utilisé le machine learning dans le but d’améliorer son algorithme. L’intelligence artificielle a donc fait partie de sa stratégie depuis le début de l’année 2015. Ainsi, RankBrain vient s’implanter dans Hummingbird, nommé ainsi en 2013.

2016 : AdWords, le mobile, …

L’année 2016 a commencé sur les chapeaux de roue, avec une mise-à-jour d’AdWords, la régie publicitaire de Google permettant de faire des enchères sur certains mots-clés, et apparaître dans les résultats payants, en haut de page.

Google AdWords

AdWords

Ainsi, toute la colonne se situant à droite de la page a été supprimée, et remplacée par un bloc de 4 images. Le taux de clic fut impacté, touchant également le prix des enchères, naturellement. 

La suite de Mobilegeddon

Après “mobilegeddon”, Google ne pouvait pas en rester là. Ainsi, une deuxième vague de mises-à-jour est lancée, afin de toujours plus avantager les utilisateurs de smartphones, dans leurs recherches sur mobile.

Penguin

Durant la rentrée 2016, de septembre à octobre, s’en sont suivis l’annonce et le déploiement de Penguin 4.0. Cette nouvelle version a pour but de dévaluer plutôt que de pénaliser les sites comprenant trop de liens de mauvaise qualité.

2017 : Intrusions interstitielles, Chrome, …

Encore une fois, Google appuie fortement sur la sécurité et la qualité de son service rendu aux internautes, notamment avec :

Intrusions interstitielles

Dans un effort d’amélioration de la sécurité de ses utilisateurs, Google a lancé une nouvelle campagne, notamment à destination des mobinautes. Certains sites abusant des pop-ups sur leur version mobile, accompagnés de failles de sécurité (intrusions interstitielles), ont écopé d’une pénalité du moteur de recherche. 

Google Chrome

Par la suite, la sécurité fut également renforcée sur le navigateur de Google, Chrome. La version 62 du navigateur prévient ainsi les utilisateurs lorsqu’ils sont sur une page web non-sécurisée.

Extraits optimisés

La dernière mise-à-jour de 2017 concerne les méta-descriptions, affichées en bas du nom du site sur la page de résultats de recherches. Ainsi, ces extraits optimisés ne sont plus limités à 155 caractères, mais peuvent aller jusqu’à 300.

2018 : Indice mobile-first, la vidéo, …

En mai de cette année, Google fait machine arrière concernant une mise-à-jour effectuée en 2018. Cette dernière est le nombre de caractères contenus dans les méta-descriptions des sites. Ainsi, celles-ci repassent de 300 à 150-160 caractères.

L’indice mobile-first

L’année 2018 fut marquée par le déploiement de plus en plus marqué de Google vis-à-vis des utilisateurs de smartphones. Les webmasters ont remarqué des migrations sur la Search Console, indiquant que leur site serait déplacé dans l’indice mobile-first. Pour choisir quels sites feront partie de cet indice, Google n’analyse plus seulement la version ordinateur d’un site, mais aussi sa version mobile. Afin de pousser les sites à s’adapter au mobile, Google fait une seconde mise-à-jour prenant désormais en compte la vitesse de chargement d’une page web sur mobile. 

La vidéo

Enfin, les vidéos finissent par être incorporées dans les résultats de recherches, et ce, à l’aide de vignettes organisées sous forme de carrousel.

2019 : BERT

Plus grosse mise-à-jour de son algorithme depuis 5 ans, Google annonce BERT, fin durant le mois d’octobre. Le but de ce nouvel apport à l’algorithme du moteur de recherche est de comprendre chacune des requêtes faites par les utilisateurs, toujours dans le but de proposer les meilleures résultats. Cela permettra donc à Google de comprendre les différentes expressions, ainsi que les différents niveaux de langage utilisés par les internautes.

Que peut-on retenir de l’historique des mises-à-jour du moteur de recherche ? Google tente de mettre l’accent sur plusieurs éléments tels que la sécurité, l’obtention de liens de qualité (et obtenus honnêtement), l’optimisation naturelle d’un site, ou encore l’utilisation du mobile
Après avoir passé en revue les différentes mises-à-jour effectuées par Google depuis sa création, on sait que plusieurs stratégies SEO sont applicables, en accord avec vos stratégies webmarketing déjà en place :

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Les clés du SEO pour mon E-Commerce

Plusieurs stratégies sont applicables afin d’améliorer la stratégie SEO de ma boutique en ligne, ainsi :

  • Une stratégie de marketing de contenu, permettant de toucher une cible large, à condition d’être bien exécutée, en respectant les règles du SEO dans vos publications ;
  • La vidéo, permettant également de toucher une cible large, tout en profitant d’une plateforme de Google : YouTube. Les règles du SEO sur YouTube sont comparables aux règles du marketing de contenu ;
  • Le référencement local, permettant aux utilisateurs (mobiles, notamment) de trouver votre entreprise ;
  • Les réseaux sociaux, permettant aux utilisateurs de découvrir et partager les contenus de votre boutique en ligne, sert surtout votre e-réputation ;
  • Le SEO mobile, permettant aux utilisateurs mobiles de naviguer sur votre site ;
  • Le SEO vocal, futur de la recherche, vous imposant une optimisation de l’expérience utilisateur, ainsi que la clarification de vos fiches produits.

N’hésitez pas à nous dire si vous avez mis en place une ou plusieurs de ces stratégies, et à partager les retombées de ces dernières. 

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Crédit image Oleksii Kolosov