Il y a bien longtemps, créer son entreprise faisait partie d’un monde seulement réservé aux hommes. Aujourd’hui heureusement, les choses ont énormément changé et de plus en plus de femmes souhaitent se lancer dans la grande aventure qu’est ouvrir sa propre entreprise. 

Dans ce parcours qui paraît à première vue semé d’obstacles, le programme Goldup vient épauler ces femmes pleines d’idées et désireuses de créer leur business, en leur donnant toutes les cartes en main, notamment celles nécessaires pour évoluer dans le e-commerce, un milieu avec un écosystème très vaste. 

Goldup est un programme qui se déroule sur 5 jours complets, et qui fait intervenir de nombreuses actrices de l’entrepreneuriat comme les “Goldmothers”, ces femmes qui ont monté leurs entreprises ou encore les  “Goldies”, ces nouvelles entrepreneuses qui ont soif d’apprendre et de connaître les étapes clés d’une création d’entreprise, notamment dans le milieu du e-commerce.

Les problématiques et questions soulevées lors de cet événement e-commerce sont de tout ordre, comme par exemple comment créer un site attractif, comment générer du trafic ou encore comment évoluer sur Shopify.

Nous avons eu la chance d’interviewer trois Goldies : Priscille Spalinger, créatrice et fondatrice de sa marque de maillots de bain éthiques et responsables Les Sirènes, Laura Freeland, fondatrice des bijoux à clipper Clap Paris, et Laëtitia Pronzola, CEO de la marque cosmétique Lotaëmi.

Les étapes d’une création d’entreprise par les Goldies 

Les Goldies sont des femmes qui ont déjà un pied dans la création d’entreprise ou qui souhaitent se lancer prochainement, et souhaitent être rassurées et épaulées dans leur projet. C’est là qu’intervient la formation Goldup, programme pour devenir entrepreneuse du e-commerce, qui vient leur apporter les conseils dont elles ont besoin.

Chacune détient ses propres façons d’appréhender le marché du e-commerce. Pourtant, ce qui les rapproche dans cet événement, c’est justement la mise en commun de l’ensemble de ces idées : s’ouvrir l’esprit et rencontrer des personnes ayant la même ambition mais des idées différentes.

1. Les Sirènes

Priscille Spalinger est une professionnelle de l’industrie du textile passionnée par le stylisme et la création de prêt-à-porter. Elle est la créatrice et CEO de la marque de maillot de bain Les Sirènes.

Comment a émergé le concept de la marque ?

La marque a été créée pour rendre les femmes plus “self-confident” et les faire se sentir belles, en accord avec leur corps. Et pour cause : aujourd’hui, les idéaux féminins se font de plus en plus strictes et archaïques, prônant l’image d’une femme au corps toujours plus parfait, lisse et sans aucun défaut.

Pourtant, loin des clichés inculqués chaque jour dans les publicités ou sur les réseaux sociaux comme Instagram, la plupart des femmes ne rentrent pas dans ces critères de beauté, tout simplement car ces dernières ne sont pas des clones mais bien des êtres humains qui se sentent souvent trop jugés. 

Le pari de Les Sirènes, c’est donc redonner le contrôle au corps des femmes qui depuis trop longtemps est stigmatisé et épié tant par les femmes elles-mêmes que par les hommes, et leur permettre de se libérer de ce poids constant.

Ce qui importait le plus à Priscille, la créatrice des Sirènes, c’était donc de “trouver un moyen de rendre la femme bien dans son corps”, sans avoir peur du regard de l’autre une fois en maillot de bain sur la plage. 

Elle voulait pouvoir recréer un rapport gratifiant au corps, et permettre à ces sirènes, comme elle les appelle, de profiter à la plage et à la piscine sans se sentir mal à l’aise ou se demander si quelqu’un est en train de les regarder.

Quels sont les leviers à activer pour une telle mission ? 

Dans cette mission spéciale, Priscille a décidé d’actionner deux leviers principaux :

  • Le premier concerne l’aspect psychologique : elle souhaite créer une réelle communauté et un vrai échange avec les femmes. Le compte Instagram des Sirènes incite à l’acceptation de soi, et Priscille tient également un blog, avec une newsletter qui partage des réflexions sur la beauté en général, la confiance en soi, de manière à se libérer du regard des autres et remettre en question les standards.
  • Le deuxième est à propos des maillots de bains, qui se doivent d’être alignés avec les valeurs de ces sirènes. C’est une marque de maillot de bain éthique et durable, en restant confortable et glamour et proposant des coupes spécifiques pour ravir la silhouette : “pour être en accord avec les valeurs il fallait que le produit en lui-même soit en accord avec ces valeurs d’authenticité, de bien-être et de bienveillance, et ça passe par des matières recyclées à base de plastique et filets de pêche récoltés dans les océans, sourcing et fabrication européens”, nous souligne Priscille.

Pour la créatrice, le développement de sa marque réside donc dans un échange de qualité avec les femmes, en transmettant les valeurs qui vont avec l’image de la marque, et pour que ces dernières se sentent bien dans leur maillot de bain de A à Z. 

Les Sirènes, c’est donc ta première expérience entrepreneuriale ? 

Pour Priscille, Les Sirènes n’est pas sa première expérience de création d’entreprise. En effet, celle-ci avait déjà lancé un premier business dans le domaine du textile. C’était au début un projet de marque unisexe exposé pour le concours de son école qu’elle avait gagné. 

Elle avait donc décidé de réellement lancer la marque, mais la réalité s’est avérée tout autre que son utopie, et elle s’est vite rendue compte qu’elle manquait d’expérience et s’était même dit “l’entrepreneuriat ce n’est pas pour moi ! ”.

Pourtant, aujourd’hui, elle revient avec sa marque les Sirènes, dans l’objectif principal de créer sa propre empreinte et sa marque éthique : “je savais qu’en backstage, le textile, ce n’est pas très beau niveau environnemental et pollution”, une fibre entrepreneurial qui a donc fini par revenir au galop !

Quels ont été les freins au lancement de ton business ?

Lorsqu’on lance son entreprise, certains freins peuvent apparaître. Priscille nous fait part qu’il est important de savoir assumer ses choix lorsqu’on est son propre patron, puisque ce sera à nous de savoir réajuster s’il y a un problème.

L’un des points à ne pas négliger est de savoir prendre en compte l’avis des acheteurs pour savoir ce qu’ils pensent de notre marque. C’est important d’apporter un regard neuf et extérieur puisque notre avis est subjectif quant à l’entreprise qu’on a créée. 

Avant de véritablement lancer sa marque, la créatrice a effectué un test sur 15 personnes anonymes pour leur demander sincèrement ce qu’elles pensaient des maillots. Seulement 1 femme sur les 15 interrogées a dit apprécier les maillots, les autres les jugeant pas à leur goûts ou encore pas assez moderne. 

Ce fut un coup dur, mais il faut savoir rebondir, et Priscille a alors revu toute sa collection pour pouvoir sortir à temps une collection en accord avec le goût actuel et plaisant au plus large panel de consommateurs. Il est important de savoir continuellement se remettre en question lorsqu’on est entrepreneur et privilégier un retour très neutre sur vos produits plutôt que ceux de vos proches, pour éviter les mauvaises surprises. 

A côté de ça, l’un des freins les plus grands, c’est celui qu’on s’impose seul, quand on pense que ce sera trop difficile, trop compliqué ou qu’on y arrivera pas : “on se met souvent des barrières à soi-même, mon challenge c’est de passer au dessus et d’aller toujours plus loin”

Retour sur la formation Goldup 

Priscille a pris part à la formation Goldup en tant que Goldies pour acquérir le mindset entrepreneurial en général mais aussi et surtout s’informer sur le e-commerce, pour faire des rencontres de femmes inspirantes, qui vivent ou ont vécu les mêmes problématiques et défis qu’elle. 

“On pouvait avoir un échange gratuit, sans attendre quelque chose en retour, ça fait du bien, c’est même assez rare. C’est dans l’échange qu’on peut grandir et apprendre” nous explique Priscille. Ce qui était surtout intéressant, c’est que les retours d’expérience n’étaient pas forcément seulement le côté “Success Story” comme on a l’habitude de voir mais aussi les échecs au sein de l’entreprise et comment ces différentes femmes ont réussi à les surmonter. 

Le bilan est sans appel : grâce à cet événement, elle a rencontré énormément de personnes enrichissantes ainsi que de nombreuses Goldies ayant également des projets dans la mode. Cela lui a permis de s’ouvrir l’esprit et apprendre à voir d’un autre oeil son travail.

Ce qu’elle souhaiterait pour la suite, c’est voir davantage de femmes qui osent et qui représentent l’entreprenariat autant que les hommes, puisqu’il n’y a pas encore suffisamment de modèles, mais cela est en train de changer. 

Une ligne directrice à donner pour la création d’entreprise ? 

Il faut oser. “On a tendance à être perfectionniste, si j’avais fait ça, la collection de maillot de bain sortirait en 2022, j’encourage vraiment chaque personne qui a l’envie d’y aller !” 

2. Clap Paris 

Laura Freeland est une consultante en marketing de métier remplie d’énergie qui mène de front plusieurs activités : son entreprise, sa vie de maman et plusieurs autres projets à côté. Elle revient sur la création de Clap Paris, sa marque de bijoux à clipper.

Comment la marque Clap Paris est-elle née ?

Clap Paris est née grâce à l’esprit innovant de sa fondatrice franco-anglaise Laura Freeland. Cette dernière a travaillé en tant que consultante marketing dans le milieu des parfums, un travail qu’elle appréciait beaucoup mais dans lequel il lui manquait quelque chose d’essentiel : la mode et la créativité. 

L’idée de Clap Paris est née d’un constat de tous les joursje trouvais les Parisiennes très chics, très clean, mais un peu boring, tout le monde s’habille en noir, en gris, en beige, alors qu’en Angleterre c’est un peu n’importe quoi, on n’a pas froid aux yeux. Je me suis demandée comment apporter cette petite touche britannique dans le quotidien des Françaises” Explique Laura. 

L’histoire de l’entreprise s’est dessinée le jour de son mariage. Celle-ci souhaitait créer des cadeaux originaux pour ses témoins, et en fouillant un peu dans les bijoux de sa mère, elle s’est retrouvé nez à nez avec des “shoe clip”, ces petits accessoires fantaisie à clipper sur les chaussures à l’époque. 

Elle a alors imaginé et créé le même genre d’accessoires pour les témoins de son mariage, qui se sont mises à les mettre un peu partout sur leurs vêtements, chaussures, chapeaux… L’idée a alors germé de lancer de réels bijoux à clipper, pour les porter où on le souhaite sur soi. 

Après cela, Laura a lancé sa première collection avec une campagne de crowdfunding, et son e-commerce dédié à sa marque.

Le développement de Clap Paris

Clap Paris s’est donc développé assez rapidement grâce à une quinzaine de points de vente en France et de nombreuses collaborations mais surtout un site e-commerce aux couleurs flashy et acidulées qui représente bien l’esprit de la marque. 

Sur ce dernier, on peut y retrouver des photos des manières de porter les fameux bijoux à clipper : sur son béret, au niveau du décolleté ou sur une veste… Ces images permettent aux clients de se projeter et mieux comprendre comment se porte le bijou.   

Pour Laura, les plus grands défis quant à son e-commerce ont été de “statuer sur un design” et se familiariser avec le digital, un monde qu’elle ne connaissait pas encore bien et qui n’est pas toujours évident au premier abord. Prendre le temps de structurer une stratégie marketing et digitale est également un point important, pour éviter que tout parte dans tous les sens.

 Il faut savoir se repositionner rapidement si l’on pense qu’une option est meilleure qu’une autre. “Au début j’étais sur WordPress, aujourd’hui je voudrais sûrement tout basculer sur Shopify” nous explique Laura, qui voit une importance primordiale à bien maîtriser son outil de travail et bien le choisir pour qu’il convienne au mieux aux attentes et besoins. 

Pourquoi avoir choisi de participer à Goldup ?

Pour en apprendre davantage sur le monde entrepreneurial, Laura a participé à la formation Goldup. Pour mieux comprendre le monde digital et savoir comment développer sa marque, sa visibilité et sa notoriété en ligne. 

Ce qui lui a plu dans cette formation, ce sont toutes les informations et conseils qu’elle a réussi à obtenir en si peu de temps sur le monde de l’entrepreunariat et de la vente en ligne. 

Elle a eu l’occasion de rencontrer énormément de personnes inspirantes, avec des retours d’expériences. Laura a vu en la formation Goldup comme un réel partage et une mise en commun de connaissances remarquables, qu’on a de plus en plus de mal à retrouver. 

Quels tips donner à ceux et celles qui souhaitent se lancer dans le e-commerce ?

Laura a été maman en même temps qu’elle a lancé son entreprise et elle nous a confié ne pas avoir vu ça comme un frein comme la société nous le fait souvent penser, mais plutôt comme un accélérateur, un boosteur qui donne une raison de faire ce que l’on fait. 

Son conseil principal est de “foncer, ne pas avoir d’ego, tenter, échouer, rebondir. Tu donnes tout,  il faut y aller si tu en as envie”. 

3. Lotaëmi

Laëtitia a toujours baigné dans la création de cosmétiques maison : petite déjà, elle confectionnait ses produits elle-même avec ses grands-mères. 

 Comment Lotaëmi a vu le jour ? 

En poursuivant ses études dans la pharmacie, Laëtitia a vite remarqué qu’il y avait un énorme décalage entre ce qu’elle apprenait en cours, ce qu’on pouvait trouver dans les grandes surfaces et les produits naturels qu’elle fabriquait avec ses grands-mères. Elle savait qu’il était possible de créer des cosmétiques avec très peu d’ingrédients et que ces derniers soient d’origine naturelle.

Même si elle ne se sentait pas forcément avoir les épaules pour créer sa propre entreprise, elle s’est quand même lancée après avoir fait un constat particulier : les enfants métissés, coiffés généralement par leur maman, avaient des cheveux entretenus avec les mauvais produits ce qui les rendaient secs, ces dernières n’ayant pas l’habitude de coiffer ce type de cheveux. 

Elle a donc imaginé un produit que l’ensemble de la famille pourrait utiliser, et qui servirait autant pour le corps que pour les cheveux : le baume essentiel, son produit phare à base de seulement 5 ingrédients tels que l’huile de ricin ou encore la cire d’abeille, pour nourrir et hydrater l’ensemble du corps de manière naturelle, et préférer un produit complémentaire que de multiples différents produits avec des usages tarabiscotés pas toujours justifiés. 

Aujourd’hui, Lotaëmi se développe et organise des ateliers une fois par mois ainsi que des consultations, et commercialise son baume essentielle sur son site e-commerce. L’objectif pour cette année est “d’enclencher la vitesse supérieure en étant présent de façon beaucoup plus large dans la France entière” nous relate Laëtitia.

Quelle est l’étape la plus compliqué dans la création de son site ? 

La technique n’est pas le côté le plus dur, puisque avec internet tout peut aller très vite et on peut se constituer son savoir personnel très rapidement notamment grâce à des sites internets dédiés ou à des tutos. 

Ce qui est le plus difficile selon Laëtitia, c’est de “faire une page internet qui va parler aux gens, en ayant vraiment le côté marketing et vendeur qui aura un impact sur les consommateurs”. En d’autres termes, que l’acheteur se projette et comprenne très facilement et de manière intuitive le site, en ayant l’envie d’acheter des articles. 

Quels sont les obstacles à la création d’entreprise ? 

Ce qui paraît compliqué pour Laëtitia, c’est “constituer une équipe qui va être pérenne dans le temps”. En effet, celle-ci met un point d’honneur à ce que toute l’équipe se sente bien dans son travail et créé un groupe homogène, où il fait bon vivre. 

Par exemple, je suis dans le programme Goldup, il y a plein de femmes qui sont dans la même optique de construire un projet, et finalement, il y a des Goldies […] qui sont très intéressées par mon projet et qui m’aident vraiment, et je voudrais pouvoir utiliser cette énergie pour construire quelque chose de beaucoup plus grand” nous raconte Laëtitia, revenant sur sa participation à la formation Goldup. 

Formation Goldup : Quelles attentes ? 

Laëtitia Pronzola a participé à la formation Goldup dans un objectif précis : celui d’avoir des informations avec une réelle valeur ajoutée sur les manières et procédés pour vendre sur internet.

Ce qui l’a séduite, c’est également la perspective d’être dans une dynamique avec d’autres personnes qui ont la même problématique entrepreneuriale qu’elle pour pouvoir échanger et partager sur leurs expériences. Elle cherchait aussi à élargir son réseau, pour potentiellement faire des rencontres clefs, car “le coup de foudre entrepreneurial existe aussi !”.

Ce qu’elle retient de Goldup, c’est donc une super énergie, avec un réel accompagnement et de la bienveillance “on n’est pas non plus dans le mondes des bisounours, on dit ce qu’on doit se dire mais il y a cette réelle volonté de s’impliquer dans le projet de l’autre et lui faire un vrai retour”. Une vraie constructivité découle alors de l’événement, que la CEO dit avoir particulièrement apprécié.

Quelles sont les avancées en termes de réseaux ?

Goldup permet de débloquer des choses au niveau de la vente, de la négociation, de prendre davantage confiance en soi. Laëtitia travaille d’ailleurs dorénavant avec 2 Goldies sur un prochain projet. 

Cette formation offre, par rapport à d’autres, à la fois de la théorie et de la pratique, pour l’appliquer directement à son business personnel et permet de se projeter réellement. 

As-tu des conseils à donner à des e-commerçants dans l’âme ?

“L’e-commerce est un bon moyen de se lancer au début car on a la protection de l’écran, ce qui permet de créer son entreprise sans forcément se mettre en avant au début, on apprend peu à peu sans aller toquer à la porte, même si cela viendra après”, vient conclure Laëtitia.

Le mot de la fin : Goldup un soutien sans faille

Pour conclure, on peut donc dire que la formation Goldup est apparue comme un soutien sans faille pour les Goldies, tant sur le plan personnel, professionnel, mais aussi pour se constituer un réseau, mieux assimiler l’ensemble de l’écosystème du e-commerce et prendre confiance en elles et en leurs entreprises. 

Chacune d’entre elles détient des projets et des e-commerces très différents mais elles ont pourtant toutes trouvé leur place et un intérêt bien spécial à participer à cet événement, avec un discours qui se rejoint pour chacune d’entre elles, mettant en avant l’esprit de partage et la positivité de Goldup.

Si vous souhaitez nous faire part de votre expérience et nous parler de votre entreprise ou votre e-commerce, n’hésitez pas à remplir le formulaire ci-dessous, l’équipe E-Commerce Nation se fera une joie de vous interviewer !

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