Des revenus équivalents au PIB de la Corée du Sud aujourd’hui et de l’Inde d’ici 2023. Voilà le poids gargantuesque des marketplaces dans le monde, qui représente plus de 50% des ventes de e-commerce mondiales en 2018 et qui a connu une évolution extraordinaire depuis son développement dans les années 90 grâce à des marketplaces tels qu’Amazon, Rakuten et bien d’autres. Ceux-ci ont su imposer une nouvelle façon de commercer en ligne. Cependant, ces acteurs ne sont plus les seuls prétendants dans ce marché en plein essor. Alors quels sont les facteurs qui poussent donc les grandes enseignes et nouveaux venus à adopter ce nouveau style de commerce ?

Les points forts des marketplaces

Une croissance exponentielle

Le succès de ces business modèles ne se limitent en effet pas aux Etats-Unis (Amazon) et au Japon (Rakuten). Le développement des marketplaces en Europe est en pleine croissance depuis maintenant plusieurs années, et il s’agit de comprendre pourquoi. Le marché européen, devancé par les marchés américain et chinois, atteint une somme non négligeable. 300 milliards d’euros de revenus en 2019 pour les marketplaces BtoC avec une prévision de croissance de plus de 8.5% sur la période 2019 à 2023. En France, c’est plus de 42 milliards d’euros de revenus avec une croissance de 8.0% prévue par an jusqu’en 2023 (Statista).

Le marché ne se limite pas non plus à la taille ni à l’ancienneté des entreprises, avec plus de la moitié des 100 marketplaces les plus importantes au monde ayant été créées dans les 7 dernières années. En France, de grandes enseignes telles que La Redoute, fondée en 1837, et la Fnac, fondée en 1954, ont créé leurs marketplaces, tandis que Rue du commerce a construit son entreprise autour de ce modèle. Les raisons pour l’enthousiasme général sont multiples.

La diversification à faibles coûts

L’ouverture d’une marketplace permet à moindre coût de diversifier son catalogue de produits au maximum. Traditionnellement, les grands distributeurs et marchands étaient obligés de payer un coût élevé préalablement à la vente afin d’être dans la capacité de vendre un produit (achat du produit, entrepôt, transports etc.). Même lors d’une production à flux tendu, la logistique ainsi que le transport de marchandises coûtent de l’argent. Les marketplaces évitent ce problème en mettant directement en contact acheteur et vendeur, sans même avoir besoin de stocker les produits en entrepôts ou d’assurer la livraison. Il est donc possible d’élargir son inventaire sans risques, d’éviter les coûts traditionnels, et donc augmenter ses marges brutes sur chaque vente.

Un système gagnant-gagnant

La possibilité pour les marchands d’utiliser une plateforme de marketplace moyennant une commission crée également un système gagnant-gagnant en terme de visibilité. Les marketplaces sont en capacité, en coordination avec les marchands, de proposer une large gamme de produits et donc d’attirer un maximum d’utilisateurs, tandis que les marchands ont un accès privilégié à tous ces utilisateurs. Preuve de l’efficacité de ce système : selon le rapport de l’INSEE 2018 sur les places de marchés, 47% des petites sociétés (10 à 19 personnes) reçoivent des commandes sur une place de marché, dont le quart le plus présent effectue 70% de leurs ventes sur ces plateformes. 

Une expérience utilisateur améliorée

La diversification et la visibilité sont des éléments clés pour les utilisateurs du web au 21e siècle à la recherche de transparence. Les grandes enseignes partent sur un acquis qui leur confère un grand avantage : celui de la confiance. De multiples études démontrent qu’un environnement de confiance poussent les utilisateurs à acheter sans craintes. Acheter sur le site d’une enseigne que vous connaissez depuis maintenant des années ne devrait pas vous poser de problèmes, si ce n’est sur le choix du produit même. 

Un exemple concret d’une telle transition : La Redoute. Un catalogue lancé en 1928 de vente à distance, en papier donc, qui a réussi sa transition au web en proposant un catalogue dématérialisé avec une partie marketplace qui ne fait que élargir ce dernier. Un tel environnement, où la confiance règne et où l’expérience utilisateur est optimisée, garantit une rétention maximale de l’utilisateur. Si la plateforme traditionnelle de vente n’a pas le produit, un tiers l’aura. Qu’importe ses envies, elles seront satisfaites.

La rétention de l’utilisateur

La rétention de l’utilisateur est un atout majeur pour toute l’industrie du commerce. De plus en plus de nouveaux modèles économiques sont disponibles pour les plateformes en ligne. Ceci est notamment dû à la présence de nouvelles technologies telles que les e-wallets qui ont permis d’étendre l’horizon des possibilités. Les e-wallets, portefeuilles numériques, permettent aux plateformes en ligne de cantonner de manière illimitée et transférer les fonds entre utilisateurs dans un environnement unique où toutes les transactions sont instantanées et sécurisées. Les e-wallets deviendront bientôt l’un des systèmes les plus utilisés pour les paiements des e-commerces, avec plus de 33% des paiements en ligne en 2022 (Statista). Ceux-ci permettent de concevoir une nouvelle façon de commercer en créant des workflows personnalisés.

Un produit n’est plus simplement acheté. Il est accompagné d’avantages, de remises, de bons qui poussent à revenir acheter sur le site en question, de la possibilité de revendre les produits achetés directement sur le site. Les possibilités d’utilisation sont nombreuses et ceci est grandement facilité par les technologies présentes en backoffice des marketplaces qui sont proposées par des solutions de paiements comme MANGOPAY, qui fournit à ses clients une API qui permet aux plateformes d’automatiser l’intégralité des flux de paiements, d’accepter et gérer différentes devises et moyens de paiements en ligne, de cantonner les fonds pour une durée illimitée, ainsi que gérer les obligations réglementaires liées au paiement en ligne.

Un champ d’application large

Les utilisations ne se limitent pas au BtoC. Cette même technologie permet d’optimiser le fonctionnement de nombreuses entreprises. Un exemple des plus parlants est celui des franchises de magasins, qui depuis toujours ont dédié une grande partie de leur travail à la réconciliation des fonds en fonction des magasins, des ventes, des salariés etc. La même technologie qu’utilise une marketplace pour redistribuer les fonds en fonction des vendeurs et acheteurs, permet de redistribuer les fonds entre franchises et magasins. Le champ d’application est extrêmement large. Un magasin comme Leroy Merlin peut par exemple proposer des services complémentaires aux achats, en proposant notamment aux clients de payer un spécialiste référé par la plateforme qui viendra monter le meuble acheté.

Les marketplaces : confiance, compétitivité et nouvelles technologies

Le e-commerce évolue extrêmement rapidement. Selon la FEVAD, plus de 37,5 millions de français ont acheté sur Internet en 2018, soit 85,5% des internautes. Parmi les 5 sites de e-commerce les plus visités, 4 de ces 5 sites proposent ou sont une marketplace. L’utilisation de ce nouveau format permet aux utilisateurs de consommer en confiance, à des prix compétitifs et avec de nombreux avantages, tandis que les plateformes en ligne peuvent diversifier au maximum, réduire leurs coûts et prétendre à une rétention de l’utilisateur maximale. Pourtant, comme diraient les anglais, ceci n’est que le “tip of the iceberg”. 

L’utilisation des technologies qui permettent l’existence des places de marché en ligne permet également d’envisager une optimisation de nombreux processus et de nouvelles opportunités pour les entreprises. C’est donc un tout nouveau monde qui s’ouvre aux utilisateurs et aux entreprises qui peuvent envisager une manière de fonctionner grâce aux technologies nouvelles telles que MANGOPAY

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Est-il donc possible d’envisager le futur du e-commerce sans marketplace ?

 

Crédit image : Tiago Machado