Depuis quelques années, nous voyons le terme de « Smart City » (ou ville intelligente) se développer. Porté par l’avènement de l’Internet of Things (IOT ou Internet des Objets en Français), ce qui n’était qu’un rêve semble devenir progressivement une réalité. L’IOT désigne l’interconnexion entre différents objets tels que des véhicules, des bâtiments, votre smartphone, et des capteurs par exemple. Le but étant de pouvoir tout contrôler à distance, mais surtout de nous faciliter la vie en réduisant l’intervention humaine.

Ainsi, le concept de « Smart City » ne doit pas être perçu par une simple connexion entre les bâtiments et votre smartphone, mais comme un élément de votre vie de tous les jours, avec des bâtiments interagissant avec d’autres véhicules, des smartphones, ou encore le livreur qui vient se présenter chez vous.

Le transport de marchandises est notamment un des aspects clefs des villes intelligentes, tant pour son impact économique que pour son impact environnemental. Ainsi, selon les chiffres présentés par Packlink, le transport de marchandises en ville représente 20% des kilomètres parcourus et près de la moitié du gazole consommé dans les zones urbaines. De ce fait, la livraison est une industrie où les coûts et l’impact environnemental doivent être maîtrisés au maximum.

Ainsi, chaque minute perdue, carburant brûlé inutilement dans des embouteillages, ou livraison à un destinataire absent, est un manque d’efficience qui se traduit par un coût supplémentaire pour le transporteur, l’entreprise commissionnaire, et à fortiori pour le client final. Et ne parlons pas non plus du coût environnemental qui découle de toutes ces émissions, trajets inutiles, ou encore usure prématurée des infrastructures et véhicules. C’est pour ces raisons, qu’un nombre grandissant de villes aspirent à investir dans des plans de logistiques urbaines durables.

Des citoyens et des villes prônes au changement

Comme nous le disions dans l’introduction, ce type de prise de conscience se fait aussi à l’échelle des villes . Ainsi, de plus en plus de villes introduisent certaines pratiques de façon à régler « intelligemment » les problèmes de circulation et leurs conséquences environnementales (d’où l’appellation « Smart City » ou « Ville Intelligente »).

Parmi ces pratiques, nous retrouvons par exemple les Centres de Consolidation Urbains qui consistent à délimiter des zones dans lesquelles les trajets des livreurs et le poids chargé de leurs véhicules doivent être optimisés de façon à ce qu’ils soient le plus efficients possible. On retrouve aussi les Zones à Faible Émission qui sont bien connues dans d’autres villes européennes. Ces zones sont interdites à certains types de véhicules selon leur gabarit, mais aussi leur année de production.

Bien que cette mesure peut faire débat, le but est aussi d’avoir des véhicules suffisamment récents qui pourront être à terme capables d’interagir de façon connectée avec leur environnement. Par exemple, communiquer avec les places de parking pour trouver dès le départ une place de parking autour de notre point d’arrivée.

Bien que les villes changent, elles le font surtout suite à l’impulsion de leurs habitants qui sont à la fois de plus en plus exigeants sur les délais de livraison mais souhaitent aussi en parallèle un environnement plus agréable. Ainsi, on trouve aussi des e-commerçants et grandes enseignes qui s’attellent justement à répondre à cette demande, tout à fait légitime, venant de la société. On notera par exemple l’initiative de Monoprix, qui a lancé la livraison à pied. Évidemment, il est demandé que la livraison n’exige pas des performances de marathoniens. C’est pour cela que ces opérations sont souvent limitées au kilomètre entourant le magasin.

Des transporteurs qui s’impliquent

Comme nous le disions, le transport de marchandises est un des principaux vecteurs d’émissions en ville. Ainsi, de nombreux transporteurs ont commencé à introduire des approches plus durables dans leurs opérations quotidiennes. C’est par exemple le cas du transporteur TNT France qui poursuit une politique de livraison 100% propre. Cela se traduit par exemple par l’utilisation de vélos à assistance électrique qui circulent dans certaines grandes villes dès le matin afin d’assurer un acheminement propre et efficient de votre fret.

De son côté, Chronopost a aussi innové avec un plan de livraison urbaine intelligente. Le but étant de focaliser les efforts sur la livraison du dernier kilomètre (donc au client final), à travers différentes transformations. Tout d’abord, l’entreprise a commencé à créer des espaces logistiques urbains, qui sont des liens – souvent souterrains – dans lesquels sont triés plusieurs milliers de colis chaque jour et d’où partent directement leurs livreurs. Un de ces espaces se trouve par exemple dans le 15ème arrondissement de Paris et fût construit dans un ancien parking désaffecté.

L’intérêt d’avoir un centre logistique aussi central permet à la fois d’éviter les embouteillages des grands axes encerclant les villes, réduire le nombre de kilomètres parcourus, mais aussi de permettre aux clients finaux de venir directement récupérer leurs colis à l’entrepôt comme celui-ci se trouve en plein dans la ville. Bien entendu, de tels aménagements sont suivis d’initiatives telles que la mise en place de véhicules électriques, ou de modes de transport plus « physiques » tels que le vélo.

D’autres initiatives existent et commencent à se généraliser au niveau de tous les transporteurs. Cette initiative consiste à offrir au client final, la possibilité de venir directement retirer son colis dans un point relais, souvent un magasin dans le quartier. Cette méthode permet à la fois pour les entreprises d’expédier moins cher puisque le livreur ne passe pas de domicile en domicile mais se dirige directement vers les points relais, tout en offrant des heures de retrait souvent plus faciles pour les actifs.

En effet, les magasins qui font office de points relais, ont souvent des horaires élargis ouvrants à 7/8 heures le matin, et fermant à 20H (cela dépend de chaque magasin bien entendu). Qui plus est, si cela permet au client de faire ses courses en même temps qu’il récupère son colis, tout le monde est content !

 

A LIRE  Marketing digital : les tendances à suivre en 2018

Mais que cela signifie pour nous, e-commerçants ? Est-ce que l’avènement des « Smart Cities » ne risque pas d’entraîner une hausse des coûts de nos frais d’expédition ? Nos clients préfèrent-ils réellement des transporteurs efficients et « eco-friendly » ?

A ces questions, tout à fait légitimes, voici nos réponses.

  1. L’arrivée des Smart Cities signifie que nous serions en mesure de garantir des délais de livraison et une expérience client sur le dernier kilomètre qui soit plus satisfaisante.

  2. Les villes intelligentes cherchent à améliorer l’efficience en réduisant la congestion de leurs zones urbaines, ainsi que les coûts et les émissions des véhicules de transports. Un transporteur qui dépense moins, signifie aussi une réduction potentielle de nos coûts d’expédition.

  3. Il n’est plus à prouver que la dimension environnementale est plus qu’importante pour nos clients. Certains scandales liés au non-respect des trois piliers du développement durable résonnent encore des années après. Alors oui, vous pouvez dès à présent travailler avec des transporteurs qui s’engagent pour une livraison intelligente et durable sans pour autant impacter négativement votre coût d’expédition. Un conseil: vous devriez même le mettre en avant auprès de vos communautés !

Pour ne pas vous perdre entre les différentes offres de livraison (relais, domicile, express, etc.), et les différentes entreprises, vous pouvez utiliser le comparateur d’envoi de colis de Packlink.