« Il y a beaucoup de personnes ont un besoin de contact, qui ont un besoin de conseils qu’un e-commerce assez classique ne peut pas apporter. Au lieu de se concentrer uniquement sur les personnes qui sont capables d’acheter sur un site e-commerce classique, on préfère miser sur les deux et proposer à la fois du physique et du digital. » – Guillaume Feron

Hello à tous,

J’espère que vous allez bien ? Je me présente, je suis Nicolas J. Chevalier, Explorateur en Chef et fondateur d’E-Commerce Nation. Je vous retrouve cette semaine pour le nouvel épisode du podcast des Explorateurs du E-Commerce en compagnie de Guillaume Feron, directeur e-commerce et marketing chez studioSPORT. J’espère que celui-ci vous plaira tout autant que les précédents.

Dans ce podcast, je vous emmène dans les coulisses du e-commerce en France. Comme chaque mercredi, vous découvrirez les retours d’expérience exclusifs, des histoires inspirantes et des personnalités hautes en couleur. J’espère que vous êtes confortablement installés pour ce voyage au coeur de la nation du e-commerce.

Edouard: Bonjour a tous, on se retrouve aujourd’hui pour un nouveau podcast en compagnie de Guillaume FERON, directeur e-commerce et marketing chez studioSPORT. Salut Guillaume !

Guillaume: Bonjour !

Edouard: Est ce que dans un premier temps tu pourrais te présenter et présenter ton poste, toutes tes missions au sein de studioSPORT.

Guillaume: Aujourd’hui, ça regroupe principalement cinq entités dont certaines qui sont très liées au commerce et d’autres un petit peu moins. Donc il y a studiosport.fr en fait, qui est notre plus gros site internet et historiquement celui qui a été créé avec la société, qui existe depuis 12 ans et qui traite des drones et des caméras. On a OPS-Store qui est un site dédié à l’airsoft qui a cinq ans maintenant, on a Abot qui est une entité dédiée aux drones professionnels, on a DJI Store à Paris. C’est une marque avec laquelle on est en partenariat et on a un magasin qu’on a ouvert. Du coup, on est vraiment hors du e-commerce même si évidemment il y a d’autres problématiques qui sont liées et enfin on a une entité dédiée vraiment à la distribution de produits, en B2B.

Edouard: En B2B uniquement, d’accord.

Guillaume:Exactement ! Et au milieu de tout ça, je m’occupe de toute la partie e-commerce donc évidemment celle de studiosport.fr qui est donc du coup notre plus gros site e-commerce, mais aussi pour OPS-Store qui est un site qui est en pleine expansion et à cela il y a aussi des problématiques liées notamment à l’entité Abot qui est elle, sur un marché industriel très très orienté B2B avec des gros acteurs du marché mais aussi tout simplement pour nos magasins puisqu’il y a évidemment une volonté de faire du trafic en web to store.

Edouard: Ok et donc du coup j’allais te demander un petit peu, comment est ce qu’il est né le concept chez studioSPORT ? Parce que studioSPORT, c’est vraiment le premier des cinq entités que tu nous as cité.

Guillaume: Tout à fait, pendant 7 ans ça a été l’unique entité d’ailleurs. Donc c’est né il y a 12 ans. A l’époque je n’étais pas là mais à la base c’était le fondateur qui s’appelle Alexandre Maupas qui a travaillé sur des concepts de caméra embarquée avant que GoPro n’existe en fait. C’était des caméras qu’il fabriquait lui même. A la base c’était plutôt de la location et puis c’était sur des méthodes assez artisanales. Et finalement il y avait des problématiques techniques, c’était assez compliqué, impossible d’industrialiser etc et donc du coup il est passé d’une activité de conception à une activité faite de retail en commençant à vendre certaines marques et notamment assez rapidement GoPro qu’on a commencé à vendre à partir de 2008, 2009.

Edouard: D’accord ça part un petit peu comme si c’était une passion. En fait c’est un peu de là que c’est parti ?

Guillaume: Oui tout à fait. En l’occurrence notre directeur et gérant ainsi qu’un grand nombre de personnes dans l’équipe sont utilisateur en fait. Il y a pas mal de gens chez nous qui font du drone, qui utilisent fréquemment des caméras embarquées, pour la partie airsoft, toutes les personnes qui travaillent sur OPS-Store sont aussi pratiquantes à côté donc on est plutôt des équipes composées de passionnés.

Edouard: C’est limite un critère pour être embauché en fait ?

Guillaume: Disons que ça peut aider. En tout cas une certaine fibre sur les nouvelles technologies et l’audiovisuel embarquée peut aider fortement.

Edouard: Mais après ça se comprend plus ou moins ! Du coup j’allais te demander si vous vendez uniquement en ligne mais si j’ai bien compris ça dépend des entités ?

Guillaume: Tout à fait. studioSPORT à la base c’est vraiment un pure player donc on vendait uniquement sur des canaux e-commerce. Il s’avère en fait qu’on a assez rapidement ouvert un magasin à Rouen. Sachant qu’évidemment avant on pouvait accueillir des personnes au siège qui voulaient acheter en direct ça ne posait pas de soucis mais on a ouvert un premier magasin à Rouen du coup qui a été délocalisé et in fine est devenu OPS-Store en fait puisque c’était ceux qui ont créé OPS-Store qui le tenaient et on a eu après une volonté d’ouvrir d’autres magasins. Donc aujourd’hui on en a toujours un à Rouen et on en a deux à Paris il y en a un qui au nom de studioSPORT et l’autre comme je te disais tout à l’heure qui s’appelle un DJI-store en fait, qui est un magasin dédié uniquement à la marque DJI qui est une marque de drones et de caméras.

Edouard: C’est un partenariat que vous avez fait avec la marque ?

Guillaume: Tout à fait. C’est un partenariat et le concept ressemble pas mal à un Apple Store aussi bien avec un fond que la forme.

Edouard: Ok ! Et à terme c’est une volonté peut-être de se développer en physique, peut-être un peu plus de magasins ou autre choses comme ça.

Guillaume: Alors en fait on a fait quand même plusieurs tentatives, on a eu des succès et des choses qui ont un petit peu moins bien marché parce que tout simplement le marché du drone et de la caméra embarquée a pas mal évolué. On a ouvert un magasin notamment à Annecy qui a un peu moins marché et que l’on a hélas dû fermer à regret mais on a eu aussi des succès assez sympa pour nous, notamment notre magasin dans la région parisienne qui est à Boulogne-Billancourt et qui fonctionne très très bien.

Edouard: Après c’est normal, quand on lance des magasins on ne peut pas forcément toujours réussir, il faut aussi des échecs.

Guillaume: Tout à fait ! Alors après ce n’est pas forcément un échec parce que le marché n’était pas là ou autre. A la base on est des pures players qui débarquent sur du retail plus classique. Du coup je pense qu’on a tout encore à apprendre. Il y a plein de choses qu’on fait très bien sûrement, mais il y en a d’autres où on est un petit peu moins dans les clous et aujourd’hui on s’est quand même pas mal amélioré je pense et on a pris pas mal d’expérience. Je pense qu’il y aura encore un petit développement sur des magasins mais peut-être un peu moins exponentiel que ce qu’on avait prévu à la base.

Edouard: D’accord donc à terme vous voulez vraiment rester sur internet et être présent principalement sur Internet.

Guillaume: Vraiment la partie e-commerce est au coeur de notre métier. Pour autant on mise aussi sur les magasins. On est sur des produits, notamment pour studioSPORT, qui valent assez chers voire très chers et qui sont assez techniques. Il y a beaucoup de personnes ont un besoin de contact, qui ont un besoin de conseils qu’un e-commerce assez classique ne peut pas apporter. Au lieu de se concentrer uniquement sur les personnes qui sont capables d’acheter sur un site e-commerce classique, on préfère miser sur les deux et proposer à la fois du physique et du digital.

Edouard: Du coup c’est ce que j’allais te demander. Vous vendez uniquement des produits il n’y a pas aussi un service avec l’apparition des boutiques ou des choses comme ça ?

Guillaume: Sur les services en fait aujourd’hui on a un service de location qui du coup est uniquement disponible auprès de notre siège. Mais pour autant on expédie dans toute la France, ce service permet de louer notamment du matériel professionnel qui coûte souvent très cher. Ce sont des produits qui valent plusieurs milliers voire dizaines de milliers d’euros, donc pour des demandes très spécifiques. Après on a une offre de formation qui du coup est très liée aux drones pour former par exemple des professionnels, soit de la technique, soit de la théorie. Et enfin on a sur nos magasins et notamment sur le DJI-Store qui est à Paris, des workshop qui eux sont destinés plutôt à des particuliers ou à des passionnés.

Edouard: D’accord justement j’allais te demander, c’est quoi le personna de consommateur ? Qui est ce qui consomme vraiment, qui est ce qui achète chez vous. Est ce que c’est plus des particuliers, des professionnels ou tout simplement les deux ?

Guillaume: Du coup, sur les personas on en a un bon petit paquet. On est à la fois sur des particuliers passionnés ou pas encore passionnés mais qui va sûrement l’être. Souvent ce sont des personnes qui sont assez passionnés de photo ou vidéo et qui pratiquent a minima une passion qui les amène à vouloir se prendre en photo ou en vidéo ou alors prendre en tout cas leur entourage en photos et vidéos. C’est un des premiers créneaux. On a par exemple, pour te donner des choses plus pragmatiques, des skieurs, des personnes qui font du surf…

Edouard: D’accord donc plus des personnes qui s’orientent vers le sport, peut-être le côté sportif.

Guillaume: Oui, c’est la partie Sport de studioSPORT en l’occurrence qui du coup est toujours bien présente mais du coup à côté de ça on a eu une très grosse activité B2B qui représente à peu près la moitié du chiffre d’affaires. Et là par contre on est sur des entreprises qui vont être soit de l’auto entrepreneur qui fait de la prestation vidéo, ça va aller jusqu’à la boîte de communication de moyenne taille qui propose des services de drones et potentiellement après on peut passer même sur l’industriel,des grands groupes français qui utilisent des drones pour des besoins extrêmement spécifiques de l’observation, des prises de vues thermiques etc.. Donc on est sur un panel de clients assez large.

Edouard: Tant mieux après c’est bien, plus la cible est large, plus vous avez des potentialités de vente donc c’est bien pour vous.

Guillaume: Tout à fait.

Edouard: Je voulais revenir sur le fait que vous soyez présents et en physique et en ligne, est-ce que vous avez une stratégie au niveau de l’omnicanalité, complémentaire entre les magasins et les sites Internet, ou est-ce que vraiment ce sont deux entités un peu différentes ?

Guillaume: Alors non. Par contre les magasins en l’occurrence sont très liés. Les magasins par exemple sur le site sont comptés comme des points de retrait. En fait, c’est à dire que les gens peuvent commander et se faire livrer gratuitement en magasin n’importe quel produit du site. A contrario, si un client vient en magasin et ne trouve pas le produit désiré, ce qui peut arriver, on ne stocke absolument pas tout le catalogue en magasin. En fait on est capable de lui proposer une livraison en 24 heures chez lui ou au magasin si besoin pour qu’il puisse avoir ses produits au plus vite. Donc on reste quand même très liés. D’ailleurs les comptes clients sont liés entre magasins et sites web et potentiellement les vendeurs des magasins utilisent énormément le site studioSPORT tout simplement comme outil pour documenter les clients et répondre à leurs questions.

Edouard: Ok et du coup côté e-commerce puisque c’est aussi ton job. Au niveau du CMS que vous utilisez c’est lequel ? Après je ne sais pas si tu veux le dévoiler entre guillemets.

Guillaume: Pas de soucis. Ce n’est pas un secret, on utilise un CMS qui s’appelle Oasis commerce, qui est édité par une société qui est dans la région de Rouen.

Edouard: D’accord, donc toujours assez local.

Guillaume: Tout à fait. C’est le CMS qu’on utilise actuellement sur studiosport.fr et sur ops-store.fr.

Edouard: Ok d’accord. Et du coup est-ce que vous avez des plugins ou des choses comme ça à conseiller sur le site internet.

Guillaume: Du coup, c’est comme c’est un logiciel SaaS qui est en fait cloisonné, on n’est pas sur de l’open source. Après on travaille quand même avec des partenaires où on peut trouver des plugin pour Prestashop, Magento, WordPress ou autres. Il y a notamment aujourd’hui tout 2Finder avec qui on travaille beaucoup pour tout ce qui est recherche et avec qui on a des résultats qui sont très intéressants. Pour expliquer en deux mots c’est tout simplement un outil qui récupère le flux produit ou qui est capable d’ailleurs de récupérer des catégories ou des flux même de marque peu importe, qui est capable après de proposer dynamiquement une alternative en fait à une recherche classique. C’est à dire que là ça va être en dynamique, à chaque lettre tapée en fait la recherche va se mouvoir et proposer de nouveaux résultats et on arrive à avoir des très bons très très bon ROI là dessus par exemple.

Edouard: D’accord c’est ce que j’allais te demander le fait justement que ça soit quelque chose d’assez local etc. Est-ce que c’était un petit peu plus compliqué au niveau des plugins, au niveau du développement du site en fait mais au final finalement non.

Guillaume: Après si, forcément. Aujourd’hui par exemple il y a de nombreux CMS en fait où le travail est déjà plus ou moins fait c’est à dire qu’il suffit de télécharger le plugin, de créer un compte puis après le script parfois même pas intégré sur le site ça se fait automatiquement. Là c’est un peu différent, il y a parfois des développements qui sont à faire, il y a une notion technique alors on travaille avec une agence. Mais il y a des notions techniques qui sont à connaître et qui nécessitent quelques bases techniques en fait pour pouvoir faire des implémentations. Après c’est un logiciel en SaaS qui est fermé par rapport à l’open source, ça a ses avantages et ses défauts.

Edouard: Et du coup quand même sur ce CMS justement, est-ce que vous utilisez des solutions de paiement connues entre guillemets comme Paypal ou des choses comme ça.

Guillaume: Oui tout à fait. Le CMS Oasis incorpore déjà de base des solutions de paiement qui sont assez connues. On a évidemment PayPal après on utilise pour les paiements CB en fonction OPS et studioSPORT on utilise systempay et PayBox. Après on travaille avec Oney sur studioSPORT pour le paiement en plusieurs fois et avec Oséo côté au Store pour le paiement en plusieurs fois aussi. Et après on prend aussi des paiements non numérique par exemple comme les virements et puis en magasin on peut avoir du paiement CB, du liquide etc..

Edouard: D’accord OK. Je suppose que du coup au niveau du paiement vous proposez plusieurs fois sans frais. Peut-être que je me trompe totalement. Mais vu que ce sont des produits assez conséquents en terme de prix.

Guillaume: Alors c’est une excellente remarque, mais en l’occurrence le plusieurs fois sans frais est disponible uniquement en magasin. On fait supporter une légère commission sur le paiement en plusieurs fois sur studiosport.fr et OPS-Store. Ca peut paraître étonnant et pas forcément dans les pratiques les plus conseillées. Après il faut prendre aussi en compte que les commissions de paiement plusieurs fois peuvent être assez élevés et aujourd’hui par exemple on travaille sur des produits où les marges sont extrêmement réduites et où du coup, on va dire sur certains paniers on peut à peine se permettre d’offrir ça.

Edouard: D’accord parce que je pense que, c’est la vision que j’avais, que justement plus le produit est cher, plus la marge en fait est élevée et en fait ce n’est pas forcément le cas.

Guillaume: Non pas du tout ! En plus plus le produit est cher, souvent plus le taux de marque ou la marge en pourcentage est faible mais parfois même la marge en numéraire est très très peu élevée.

Edouard: D’accord. Finalement c’est quelque chose que l’on comprend au niveau du financement. OK.

Guillaume: Mais après ça dépend évidemment des produits. Ça dépend des marques etc. mais en tout cas sur une partie des produits qu’on revend il y a cette problématique là.

Edouard: Très bien, intéressant en tout cas. J’ai vu aussi qu’il y avait un blog présent, enfin pas vraiment présent sur ce site e-commerce mais en tout cas qui m’a renvoyé vers un blog. Est-ce qu’il y a une logique de SEO ou quelque chose comme ça derrière, un objectif précis ?

Guillaume: Du coup c’est un blog et on parlait de CMS tout à l’heure mais ici c’est du WordPress. Ce n’est pas très original. Par contre en effet en fait c’est un blog sur lequel on publie du contenu qui n’est pas lié directement au e-commerce, à savoir que c’est plutôt des tests, on va avoir des comparatifs, des FAQ, des news sur les sorties produits et sur les mises à jour etc. C’est du contenu qu’on sort un petit peu indépendamment du site e-commerce même si on le met en avant quand même dessus. Il y a évidemment une vocation SEO derrière mais on le fait aussi pour renseigner les clients sur des informations qui pourraient se poser en fonction des produits. Il y a énormément de tutos dessus. Donc on va dire que c’est mixer entre SEO et aussi volonté d’apporter une information un peu différente que ce qu’apporte un simple site e-commerce.

Edouard: C’est vraiment apporter une valeur ajoutée supplémentaire sans forcément augmenter vraiment tout ce qui est SEO pour le site Internet même si on sait aussi que ça a une valeur pour le SEO logiquement.

Guillaume: Sachant que derrière ça  génère évidemment pas mal de trafic pour le site et qui plus est ça permet aussi de traiter des sujets qu’on n’aurait pas pu traiter directement sur le site e-commerce. Actuellement le blog c’est uniquement pour studioSPORT. Il y en a un qui est en prévision pour OPS-Store.

Edouard: D’accord ok très bien. Une exclue ! Je voulais savoir du coup maintenant qu’on a un petit peu parlé côté SEO, mais côté réseaux sociaux. J’ai vu que vous étiez présent sur pas mal de réseaux. Qu’est ce que tu pourrais nous dire ? Sur quels réseaux vous êtes présents au final ?

Guillaume: Globalement, sur toutes les entités du groupe, on va être présents sur Facebook et sur Instagram. On connaît Facebook, ça a ses avantages et ses défauts mais toutes les entités du groupe ont un compte Facebook. On a aussi un compte ouvert, une page dédiée à Instagram pour chaque entité. Instagram aujourd’hui c’est surement le canal sur lequel on va peut être le plus communiquer notamment pour OPS-Store, notamment pour studioSPORT mais pas que. Même Abot qui est une entité dédiée B2B, on communique pas mal sur Instagram. Après côté studioSPORT et Abot du coup on communique pas mal sur Linkedin aussi. Parce qu’on a aussi une clientèle et des visiteurs qui sont très orientés B2B, ça permet aussi de communiquer un tout petit peu différemment. StudioSPORT a aussi une chaîne YouTube du coup, qui est plus ou moins dynamique selon les périodes, qu’on est en train de relancer un peu. C’est vrai qu’on l’avait mise un tout petit peu en stand by à un moment et je pense qu’on est parti pour plus retravailler dessus. Après on va être aussi présents sur Twitter et puis je crois que dans les réseaux sur lesquels on est actif on a à peu près fait le tour. On a eu une chaîne sur Dailymotion qu’on actualise plus beaucoup, on a eu un compte sur Pinterest et j’avoue qu’on a mis ça a un petit peu de côté mais là pour l’instant principalement sur Facebook, Instagram, Linkedin et Youtube.

Edouard: C’est ce que j’allais dire, ne pas trop s’éparpiller sur les réseaux et de se concentrer sur quelques réseaux plutôt que d’être présents partout sans forcément être vraiment présents.

Guillaume: Tout à fait. Je pense que c’est peut être même une erreur qu’on a peut être pu faire un moment. Même si évidemment il n’y a rien de rédhibitoire mais à trop vouloir s’éparpiller, on a tendance en fait à publier le même contenu partout, ça demande beaucoup plus de temps. On a du mal à être réactif et à répondre aux interrogations et aux réactions des visiteurs. Donc le mieux c’est de publier sur le réseau sur lequel on est le plus à l’aise et qui est le plus en adéquation avec son secteur. Bon après on ne va pas non plus se mentir on va aussi sur les réseaux où il y a le plus de trafic et le plus d’interactions.

Edouard: D’accord et du coup si tu devais garder un seul réseau social concernant des studioSPORT, lequel tu garderais, lequel pour toi est le mieux ?

Guillaume: Évidemment ça n’engage que moi, ça n’engage pas l’avis de studioSPORT mais moi je garderai surement plutôt Instagram sur lequel on apprécie l’interaction. On est sur quelque chose qui est plus direct, plus franc et plus passionné que par exemple Facebook.

Edouard: J’allais dire c’est aussi quelque chose de plus visuel dans le domaine, c’était quelque chose de bien je suppose.

Guillaume: En plus pour nous ça rentre parfaitement en adéquation. On est face à des photos ou des vidéos en instantané qui mettent soit en valeur un produit, soit en valeur l’utilisation d’un produit. Ca rentre très clairement dans ce qu’on fait, dans ce qu’on propose sur nos produits. Après c’est vrai qu’il pourrait y avoir aussi YouTube, il pourrait il y avoir aussi Facebook qui globalement a toujours eu un vecteur images et vidéos, notamment vidéo actuellement assez fort. Mais pour moi ce serait Instagram.

Edouard: Très bien. Et du coup en venant sur Facebook j’ai vu également que vous aviez un onglet boutique sur la page. Il est connecté directement à votre site internet avec du coup ?

Guillaume: Du coup l’onglet boutique c’est un plugin qu’on a sur Facebook qui permet de mettre en avant des produits, soit on peut les créer manuellement d’accord, soit on peut remonter un flux tout simplement qui provient de notre site.

Edouard: D’accord ok et du coup j’allais te demander qu’est ce qui vous ramène le plus de trafic sur votre site. Est ce que c’est justement la partie SEO sur le blog. Ou est ce que c’est plus les réseaux sociaux Facebook, Instagram etc.

Guillaume: Actuellement, sans rentrer trop dans les détails parce que il y a certaines chose que je ne peux pas trop dévoiler. Mais aujourd’hui les réseaux sociaux bien que ça soit très important pour nous, ça reste quand même une part minoritaire de l’acquisition de trafic sur les sites. Aujourd’hui on travaille très majoritairement sur du SEO, le blog fait partie de la stratégie SEO mais pour autant le site e-commerce à des performances SEO qui sont très au dessus du blog ce qui est assez logique. Mais aujourd’hui notre vecteur d’acquisition principal reste le SEO. Après en l’occurrence on a aussi du SEA sur lequel on va dire on dépense de manière raisonnable, mais quand même assez massivement aussi qui nous amène quand même à un trafic non négligeable. C’est le deuxième vecteur de trafic du site et après viennent ensuite tout ce qui est accès direct, affiliation et réseaux sociaux du coup.

Edouard: Ok ok très bien intéressant en tout cas et du coup maintenant côté plutôt logistique. Comment est-ce que vous gérez votre logistique etc. Est-ce que ce n’est pas trop compliqué avec des produits assez conséquents tels que les drones ou les choses comme ça. Ou est-ce que vous arrivez à vous en sortir ?

Guillaume: Du coup je vais juste faire un point sur OPS-Store, ca va être le plus facile, par exemple la logistique est internalisée en fait. C’est un peu une entité qui n’est même pas située dans les mêmes bâtiments que studioSPORT. On est à 800 mètres d’écart mais et OPS-store il y a un magasin, la logistique et toutes les personnes qui travaillent là-bas qui sont dans la même entité donc au niveau logistique, eux se débrouillent par eux mêmes. Par contre pour ce qui est studioSPORT et Abot du coup. En fait, on travaille avec un sous traitant qui s’appelle SupplyWeb qui est situé à Caen et qui s’occupe de toute notre logistique quotidienne. On garde juste en interne au siège les envois qui sont liés au SAV puisque le SAV est basé au siège et ainsi que quelques envois minoritaires de produits qui sont très très spécifiques ou qui sont des montages et autres. Mais sinon c’est toute la logistique est sous traitée à Supply Web.

Edouard: D’accord ok et du coup vous livrez à quelle échelle ? Vous livrez au niveau national ou au delà des frontières ?

Guillaume: Alors majoritairement en fait son histoire nationale. Après on travaille aussi sur les DOM TOM par exemple qui demande une logistique un petit peu plus particulière là dessus et après on expédie partout en Europe.

Edouard: D’accord ok et du coup au niveau des moyens de livraison, comme on a dit ce sont des produits assez conséquents, est-ce qu’il y a une certaine stratégie, au niveau des prix pour les consommateurs, au niveau du packaging, des choses comme ça ?

Guillaume: Aujourd’hui en effet les drones et les accessoires sont assez volumineux mais ne sont pas trop lourds, en terme de logistique ça consiste surtout à très bien protéger les colis. Avec du rembourrage, avec une couche de papier bulle par dessus les produits etc. c’est surtout notre principal problème logistique. Après c’est vrai qu’à des moments on arrive sur des configurations de drones qui sont très très grandes, c’est des drones qui font un mètre cinquante d’envergure et autres donc on ne peut pas passer par des transporteurs traditionnels. Et dans ces cas là on passe par un transitaire.

Edouard: Intéressant. Et du coup j’allais te demander si au niveau de livraison, c’est quelque chose que vous faites payer ou pas parce que tu parlais tout à l’heure des marges assez minimes. Du coup ça rejoint un petit peu ?

Guillaume: Du coup le paiement en 3 fois sans frais ou 4 fois sans frais n’est présent qu’en partie sur le site. Par contre sur la livraison il y a en effet des seuils de gratuité, par exemple à partir de 79 euros, on offre les relais colis en France et en Belgique. A partir d’un autre seuil on va offrir le domicile et à partir d’un autre seuil qui est beaucoup plus élevé autour de 1000 euros par exemple on va offrir le Chronopost. Donc tout va dépendre du seuil qui va être un seuil tarifaire. Sachant qu’il y a en plus une notion de volume et de poids sur lesquels on est aussi obligé de jouer.

Edouard: D’accord donc c’est pas forcément facile de jongler entre les deux. Ou peut être que c’est quelque chose que vous avez déjà fixé à la base. Et maintenant vous arrivez à gérer ?

Guillaume: Alors c’est quelque chose qui est paramétré en interne qui est assez compliqué à lire mais on essaye d’être le plus transparent avec nos clients, de toute façon directement depuis le panier ils peuvent savoir exactement de combien seront les frais de port. Sachant que c’est quand même d’avoir une offre tarifaire qui du coup est assez facile à utiliser pour les clients. Après c’est vrai qu’on n’est pas sur les mêmes produits, ni sur les mêmes marges, ni sur la même typologie de clients que par exemple des sites qui font du retail dans l’habillement par exemple et qui vont offrir très très rapidement des frais de port mais on essaye d’avoir une offre qui préserve un peu nos marges et quand même assez agréable à utiliser par nos clients.

Edouard: D’accord OK donc le plus compliqué c’était de trouver le juste milieu entre guillemets. Ok très bien et je voulais savoir maintenant un petit peu les objectifs futurs de studioSPORT ou même de toutes les entités en général. Est ce qu’il y a des objectifs précis en termes de perspectives de développement etc.. C’est peut-être une question qui reste encore secret je ne sais pas.

Guillaume: Je vais essayé de rester le plus concis possible parce qu’on travaille sur plein de projets en même temps, on a des gros projets de refonte du système informatique qui du coup vont apporter je pense des nouvelles fonctionnalités notamment aux clients etc. et aussi en interne du coup pour nous. Après c’est vrai qu’on a aussi un souhait de partir un peu sur l’international. Aujourd’hui on travaille beaucoup sur des marchés francophones et on a un vrai potentiel je pense sur des marchés internationaux donc il est probable qu’il y ait des versions multilingues de studioSPORT et OPS-Store qui arrivent assez rapidement. On travaille aussi sur la partie CRM qui du coup chez nous est assez stratégique et sur laquelle on essaye d’optimiser un petit peu ce qu’on a. Et puis il y a aussi quelque chose qu’on a arrêté il y a quelques années et qu’on va peut être reprendre en partie sur quelques gammes de produits très spécifiques et c’est la vente sur des places de marché.

Edouard: D’accord il est très bien parce que vous n’est pas du tout présent sur les marchés actuellement ?

Guillaume: Actuellement on ne vend rien sur les places de marché.

Edouard: C’est une stratégie toute part je suppose.

Guillaume: Oui tout à fait. C’est une stratégie , après on va dire que tout dépend de la stratégie. Aujourd’hui on internalise énormément de choses que ça soit  la partie commercialisation ou même de prestation de service etc. On fait beaucoup de choses en interne. C’est stratégique, je sais qu’il y a des sites qui misent beaucoup sur les places de marché, nous un petit peu moins. Notre stratégie c’est plutôt d’éviter au maximum de vendre en places de marché et de travailler le plus possible en direct. Mais après on remet aussi plein de choses en question très régulièrement et ça ça en fait partie.

Edouard: Très bien et du coup question un petit peu plus générale, au niveau du secteur du e-commerce et du marketing digital en général. Est-ce que tu vois peut être des évolutions dans le secteur dans les années qui viennent. Au niveau livraison, des choses comme ça, des tendances qui pourraient se développer ?

Guillaume: Après il ya la vision à notre échelle et la vision globale et je pense qu’aujourd’hui, on ne va pas se mentir, tout l’aspect logistique en fait fait partie des points de développement sur lequel on peut avoir une expérience client qui va se développer. On parle aujourd’hui de livraison dans la journée pour une commande qui a été passée avant midi par exemple. C’est très régionalisé mais sur des structures qui ont des entrepôts qui font un vrai maillage territorial, c’est quand même très intéressant. On parle de livraison le dimanche, d’une expédition en fait quasiment dans la demi heure après le passage de commande etc.. Je pense que la logistique aujourd’hui fait partie des créneaux de développement du e-commerce qui est assez monstrueux. Après je pense aussi qu’on va voir arriver une nouvelle typologie de vente dans le e-commerce. Il y a notamment Google qui a sorti quelques petites choses ces temps ci. Je pense par exemple à Google Shopping Actions qui va sûrement venir un peu perturber l’écosystème actuel qui n’était pas non plus endormi mais qui du coup bouge un petit peu moins. Après ça va peut-être apporter un très gros concurrent à toutes les grosses places de marché comme Amazon ou Fnac par exemple pour la France. Pour autant le succès de la plateforme n’est pas non plus assuré à 100%.

Edouard: Oui c’est sûr, après c’est quand même un gros acteur dans tout ce qui est en ligne en fait. On sait qu’ils sont là aussi pour bouleverser le marché.

Guillaume: On est bien d’accord après après Google on connaît énormément leur succès. Ils ont eu aussi quelques échecs mais comme tout le monde. Je pense qu’en l’occurrence pour avoir pas mal étudié Google Actions, je pense qu’il va y avoir quand même une audience qui va être très intéressé par ce produit là.

Edouard: D’accord donc une piste à suivre en tout cas. Quelque chose à ajouter sur Google Actions ?

Guillaume: On parlait aussi des tendances, je pense que la recherche vocale évidemment bouleverse un petit peu le marché. Aujourd’hui on travaille notamment en SEO sur des requêtes qui sont beaucoup plus précises. Il y a tout le marketing vidéo qui notamment, quand on travaille sur des produits audiovisuels, qui intéressent énormément les gens. Je pense que le Web aujourd’hui est un secteur qui se révolutionne tous les tous les 3-4 ans. Là on était sur une espèce de petite forme de stabilité sur certains points, je parle titre personnel mais on essaye quand même d’améliorer l’expérience client. On essaye évidemment, mais on essaye toujours, peut être pas la pointe de ce qui se fait mais en tout cas on essaie de suivre les tendances et d’essayer d’innover.

Edouard: OK, très bien et enfin est-ce que t’aurais un conseil à donner à toutes les personnes qui souhaitent se lancer dans le e-commerce ou en tout cas qui débutent dans le e-commerce.

Guillaume: Je dirais à une personne qui se lance dans l’e-commerce de réfléchir sa stratégie et de réfléchir les coûts qu’un e-commerce engendre. Aujourd’hui lancer un e-commerce ça peut être facile comme ça peut être compliqué selon la solution technique qui est par exemple utilisée. J’aurais tendance à déconseiller à une personne qui est pas du tout technique de partir sur du Magento et a contrario une personne qui connaît tous les très bons leviers et qui pourrait s’intéresser justement à des plateformes plus open source sur lesquelles il y aura plus de modularité. Je pense qu’il y a cette partie là qui est liée vraiment à la technique. Et puis après je pense qu’un bon e-commerçant doit connaître parfaitement ses produits et c’est ce qui lui permet d’être bon pour renseigner le client mais ce qui va lui permettre de faire un bon contenu et donc in fine d’être plutôt bon en SEO même si évidemment il y a une notion technique derrière, ça va lui permettre d’être bon en SEA, peut-être même d’écouler sur finalement un SMO avec tout ce qui va être réseaux sociaux de qualité. Je pense qu’en fait la bonne connaissance de ces produits c’est sûrement une excellente base pour réussir un bon e-commerce.

Edouard: Ok ok très bien. Bon bah je pense qu’on a fait le tour et je te remercie en tout cas, n’hésitez pas à aller directement sur les réseaux sociaux, que ça soit du studioSPORT, OPS-Store ou même Abot sur Instagram ou autre. Et voilà en tout cas merci beaucoup Guillaume. Je te remercie et au plaisir de te revoir.

Guillaume: Merci Edouard !

J’espère que ce podcast vous a plu. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour la découverte de nouvelles personnalités. N’hésitez pas à vous abonner aux podcasts des explorateurs du e-commerce sur votre plateforme préférée, et à partager sur les réseaux si vous avez apprécié cet épisode. À très vite pour de nouvelles aventures, et n’oubliez pas que l’exploration se poursuit sur E-Commerce Nation.