On vous parle de SEO à longueur de journée sur les Internets. Sauf que bien souvent, les enseignements prodigués par le World Wide Web ne s’appliquent pas à un e-commerce mais plutôt à un site proposant du contenu, des articles, un blog. Alors comment être au top de la visibilité organique lorsqu’on a un e-shop ? Comment se démarquer grâce aux liens internes ? Suivez le guide !

Le problème de la plupart des conseils donnés tout au long des nombreuses pages Internet vantant les mérites du SEO (Search Engine Optimisation – Ou optimisation du trafic organique) ne prennent pas en compte les spécificités des sites de e-commerce. Vous avez des contraintes que n’ont aucun blog : de nombreuses pages qui ne contiennent pas forcément les 300 mots que Google veut voir apparaître sur chacune d’entre-elle, des pages au discours commercial, des pages racontant l’histoire de votre boutique et surtout, une architecture tentaculaire régie par le nombre de vos articles. S’il faut une page par article, imaginez la taille d’un site répertoriant l’intégralité du catalogue d’un géant de l’e-commerce ! Aujourd’hui, SendCloud a décidé de vous partager les vraies bonnes pratiques à avoir en termes de netlinking interne SEO, spécialement pour les e-shop.

Conseil SEO n°1 : netlinking interne pour site e-commerce

Google aime les sites bien ordonnés, il aime que tous les sujets traités aient un rapport entre eux, on appelle ça la proxémie sémantique. Il faut donc veiller à associer les pages entre elles selon le vocabulaire utilisé sur celles-ci. Cela peut paraître logique, mais structurez votre site pour que les robes rouges soient proches des robes bleues etc.

Une fois que l’architecture de base est saine, on peut entrer dans le détail et s’occuper du maillage interne de vos pages.

Pour se retrouver, Google utilise les liens présents sur votre site, comme un utilisateur lambda en somme ! Liez le plus possible vos contenus entre eux et ne lésinez pas sur la quantité d’information. Pourquoi au lieu d’un simple texte, vous ne mettriez pas le lien sur un encart présentant une belle photographie de votre produit ? Ces liens sont certes moins puissants pour l’algorithme Google mais ils sont souvent bien plus esthétiques et sont intuitifs en termes d’expérience utilisateur. Alors pourquoi ne pas ajouter à l’encart un peu de texte descriptif ? Google est prêt à pardonner la multiplication des pages si on lui donne des pistes pour mieux les comprendre.

Conseil SEO n°2 : méga-menus = méga problèmes ?

Les méga-menus, nous les connaissons tous sans nous en rendre compte. Les grands sites marchands et les marketplaces les utilisent à loisir. Il faut les comprendre, ils sont tellement connus pour leur nom qu’ils n’ont pas besoin de SEO. Lorsqu’un client atterrit sur leur site, c’est souvent grâce à une recherche ressemblant à « chaussures Amazon » ou « ordinateur portable Cdiscount ». Quand ce n’est pas leur nom qui est directement cité, c’est leur autorité et leur trafic qui les boostent en première place, ils peuvent donc se permettre d’utiliser des menus déroulants au nombre de propositions complètement hallucinant.

Google, lui,  se perd dans les menus aussi grand, proposant tant de liens, il perd du temps à sonder des pages qui ne sont peut-être pas optimisées pour le SEO. Alors au moment de faire le menu de votre site e-commerce, il est préférable de passer par une landing page intermédiaire pour rediriger Google en douceur et ne proposer que peu de liens. Il vous faudra isoler les liens nécessaires à l’expérience utilisateur et ceux qui mènent à des pages pouvant vous servir à remonter dans les résultats naturels et les privilégier.


Il n’est pas question que de SEO avec les méga-menus, des études sociologiques ont prouvé que, paradoxalement, nous n’aimons pas avoir trop de choix. L’abondance de propositions nous met dans une situation délicate qui entraine une « paralysie du choix » selon le conférencier et chercheur Barry Schwartz. Il faut donc veiller à ne proposer à votre futur client que peu de propositions, même si ça paraît contre intuitif !


Conseil SEO n°3 : Unfollow et optimisation

Vous avez construit une belle architecture de site en SEO, vous avez ajouté des pages de contenu pour drainer du trafic et pour éviter de pénaliser votre site, bien.

Et si nous vous disions que tout vos efforts peuvent être réduits à néant à cause de vos CTA ? Oui, ces merveilleux outils de conversions que sont les boutons d’appel à action (Call To Action dans la langue de Shakespeare) peuvent s’avérer être de vrais gouffres à Page Rank (qui détermine votre classement dans les pages de résultats).

En effet, si votre CTA placé sur une page à fort potentiel de SEO, avec des mots clef bien placés dans les H2 et H3, URL et méta description, une optimisation des images et une conversion en AMP mène vers une page « pauvre » en potentiel SEO, votre Page Rank risque d’en être fortement amputé.

Par exemple vous rédigez sur votre blog un article sur les dernières tendances de cette année en termes de robes rouges. Ça tombe bien, vous vendez des robes, alors à la fin de l’article un CTA conduit à vos produits, disons la page d’une magnifique robe rouge asymétrique. Sauf qu’en suivant ce lien, Google se retrouvera sur une page optimisée pour la conversion et non le SEO : moins de texte, moins bien structuré au ton plus commercial. Il aura alors la fâcheuse tendance à réduire votre score de SEO.

Pour éviter ça, il existe plusieurs techniques :

  • Le no-follow : une balise html ajoutée à celle d’un lien. Ça peut paraître compliqué mais il n’en est rien. Il suffit de placer le code HTML si dessous dans celui d’un lien pour pouvoir signifier à Google qu’il ne doit pas suivre celui-ci. Bien sûr, l’utilisateur ne verra absolument aucune différence et Google lui, sondera les pages fortes en SEO plutôt que les pages pauvres.

  • Optimiser les pages produits. Ça prend du temps et parfois, l’expérience utilisateur pourra en être pénalisé. Si des utilisateurs cherchent à acheter un produit ils n’ont pas forcément envie de devoir le dénicher au milieu d’une armée de mots clé, de liens ou de texte. Seulement, ne partez pas trop vite, cette solution peut s’avérer très utile pour certains types d’e-shop. Regardez le site de la Fnac et leur partie électroménager / Technologie. Le géant du multimédia a certes déjà une autorité qui lui permettrait de négliger le SEO et pourtant, ils proposent sur chacune de ces pages de longues descriptions des produits, des spécifications techniques etc…

Vous l’aurez compris avec ces quelques exemples d’optimisation pour votre site e-commerce, qu’importe le domaine dans lequel votre site s’inscrit (blog, contenu, commercial…) il est toujours possible de l’adapter aux exigeances de Google. Avec le dernier algorithme sorti par le géant Américain, équipé d’une technologie de machine learning et qui apprend au fur et à mesure les pratiques lexicales et sémantiques de notre langue, nul doute que l’expérience utilisateur et la pertinence des informations données sera plus importante que jamais.

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Bibliographie : Barry Schwartz « Le paradoxe du choix : comment la culture de l’abondance éloigne du bonheur » Ed. Michel Lafon, 2006