Adyen lance Agentic pour connecter les e-commerçants à la prochaine génération du commerce IA
L’essor des agents d’intelligence artificielle capables de rechercher, comparer et acheter des produits transforme progressivement les mécanismes du commerce en ligne. Pour les marchands, une nouvelle question émerge : comment rendre leurs catalogues, leurs paniers et leurs systèmes de paiement compatibles avec des environnements conversationnels qui se multiplient rapidement ?
C’est dans ce contexte qu’Adyen dévoile Adyen Agentic, une nouvelle infrastructure présentée comme un « traducteur universel » entre les systèmes des marchands et les plateformes de commerce pilotées par l’intelligence artificielle. Selon l’entreprise et son communiqué, l’objectif consiste à permettre aux commerçants de s’intégrer une seule fois tout en restant compatibles avec les différents protocoles qui émergent dans l’univers du commerce agentique.
Le commerce agentique crée un nouveau défi technique pour les marchands
Dans son analyse, Adyen estime que les agents IA sont en train de devenir de nouveaux intermédiaires dans les parcours d’achat. Ces systèmes sont capables de rechercher des produits, d’évaluer des options, de constituer des paniers et, à terme, de finaliser des transactions au nom des consommateurs.
Selon l’entreprise, cette évolution s’accompagne d’un risque important de fragmentation. Chaque plateforme développe actuellement ses propres protocoles, ses propres formats de données et ses propres mécanismes d’interaction avec les commerçants.
Adyen considère que cette multiplication des standards pourrait rapidement compliquer l’intégration des marchands à ces nouveaux canaux. À mesure que les plateformes conversationnelles se développent, les entreprises pourraient être contraintes de gérer plusieurs intégrations distinctes pour rendre leurs produits accessibles dans différents environnements.
L’entreprise estime que cette situation rappelle certaines phases précédentes de l’évolution du commerce numérique, où chaque nouveau canal nécessitait des développements spécifiques.
Une couche d’interopérabilité entre les marchands et les agents IA
Pour répondre à cette problématique, Adyen présente Agentic comme une couche intermédiaire chargée d’assurer la compatibilité entre les infrastructures existantes des marchands et les nouveaux systèmes de commerce conversationnel.
L’idée défendue par l’entreprise repose sur un principe simple : les commerçants réalisent une seule intégration et Adyen se charge ensuite de traduire cette connexion vers les différents protocoles utilisés par les plateformes de commerce agentique.
Selon Adyen, cette approche doit permettre aux entreprises de préserver leurs systèmes existants tout en restant compatibles avec les futures évolutions du marché.
L’entreprise décrit ainsi Agentic comme une infrastructure capable d’accompagner l’évolution rapide des usages sans obliger les marchands à reconstruire leurs outils à chaque apparition d’un nouveau standard.
Trois briques pour couvrir l’ensemble du parcours transactionnel
La solution repose sur trois composants principaux destinés à couvrir les différentes étapes du commerce piloté par l’IA.
Les fonctionnalités présentées par Adyen comprennent :
- Agentic Feed, destiné à rendre les catalogues produits accessibles et compréhensibles pour les agents IA ;
- Agentic Cart, conçu pour relier les interactions des agents aux systèmes de commande existants ;
- Agentic Payments, chargé de gérer les transactions, l’authentification et les mécanismes de paiement.
Selon Adyen, ces trois couches permettent de connecter les catalogues, les paniers et les paiements à des environnements conversationnels sans modifier profondément les infrastructures déjà déployées par les commerçants.
Adyen défend une approche ouverte du commerce IA
L’un des principaux messages portés par l’entreprise concerne l’ouverture de l’écosystème.
Adyen estime que le futur du commerce agentique ne doit pas être contrôlé par quelques plateformes fermées imposant leurs propres règles techniques. L’entreprise défend au contraire un modèle dans lequel les marchands conservent la maîtrise de leurs opérations tout en restant capables de participer à plusieurs écosystèmes simultanément.
Dans cette logique, Agentic est présenté comme une infrastructure indépendante des protocoles qui finiront par s’imposer sur le marché.
Selon Karan Katyal, Global Head of Agentic Commerce chez Adyen, les commerçants ne devraient pas avoir à choisir dès aujourd’hui les plateformes ou standards qui domineront demain. L’objectif est de leur permettre de rester flexibles dans un environnement encore en construction.
Une transformation qui dépasse la seule question du paiement
L’analyse publiée par Adyen montre que les enjeux du commerce agentique dépassent largement le cadre traditionnel du paiement.
Pour l’entreprise, les futurs agents IA auront besoin d’accéder à des données produits structurées, à des systèmes de panier interopérables et à des mécanismes transactionnels capables de fonctionner entre plusieurs plateformes.
Cette évolution transforme progressivement la manière dont les marchands devront penser leur infrastructure e-commerce. Les catalogues ne seront plus uniquement consultés par des consommateurs humains. Ils devront également être compris, interprétés et exploités par des agents capables d’agir directement dans les parcours d’achat.
À travers Agentic, Adyen cherche ainsi à répondre à une question qui commence à émerger dans l’ensemble du secteur : comment préparer les infrastructures du commerce à un environnement où les interactions ne se feront plus uniquement entre un consommateur et un site marchand, mais également entre des systèmes intelligents capables de rechercher, sélectionner et acheter des produits de manière autonome ?
