BPCE Merchant Services : BPCE regroupe Payplug et vise 1 commerçant sur 4 d’ici 2030

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BPCE Merchant Services : BPCE regroupe Payplug et vise 1 commerçant sur 4 d’ici 2030

BPCE annonce ce 14 septembre 2026 la création de BPCE Merchant Services, une nouvelle business unit réunissant ses activités de paiement en magasin, en ligne et omnicanales. Son ambition : accompagner un commerçant sur quatre en France d’ici 2030, contre un sur cinq aujourd’hui.

La structure réunira 500 collaborateurs issus de BPCE Payment Services et de Payplug, tout en s’appuyant sur plus de 800 partenaires : intégrateurs, agences, orchestrateurs, éditeurs de caisses et plateformes e-commerce. Payplug, acquis par BPCE en 2017 puis renforcé par l’intégration de Dalenys en 2023, conservera sa marque et deviendra, selon ses propres termes, « le moteur technologique et l’accélérateur commercial » de cette nouvelle organisation.

De 1 commerçant sur 5 à 1 sur 4 d’ici 2030

BPCE Merchant Services part déjà d’une base importante : le groupe indique travailler aujourd’hui avec un commerçant sur cinq en France. L’objectif est d’atteindre 25% du marché à horizon 2030.

La nouvelle business unit sera présidée par Frédéric Burtz, directeur du métier Paiements du Groupe BPCE, et dirigée par Antoine Grimaud, cofondateur de Payplug.

Le modèle combine les réseaux Banque Populaire et Caisse d’Épargne avec la couche technologique de Payplug. Frédéric Burtz résume cette complémentarité dans Les Échos : « Nous disposons à la fois de la force de nos réseaux Banque Populaire et Caisse d’Epargne et de notre propre fintech de paiement Payplug. »

L’enjeu commercial est clair : limiter la fragmentation entre prestataire de paiement, banque, caisse, site e-commerce et solutions omnicanales.

Payplug vise 50% de marchands omnicanaux

Un second objectif, moins visible mais particulièrement intéressant pour les retailers, apparaît dans la communication de Payplug : amener 50% de ses marchands vers l’omnicanalité.

BPCE Merchant Services organise son offre autour de quatre grands environnements : magasin, mobilité, e-commerce et omnicanal. Pour le commerce en ligne, la plateforme met notamment en avant les abonnements, la tokenisation et la relance des paiements échoués. Côté magasin, elle couvre les terminaux classiques mais également le Tap to Pay, qui transforme un smartphone compatible en terminal d’encaissement sans matériel supplémentaire.

L’ambition est surtout de centraliser les différents flux. BPCE promet ainsi une infrastructure unique pour suivre les paiements réalisés sur le web, en boutique, sur les réseaux sociaux ou, à terme, via des agents IA.

Pour un retailer, c’est probablement là que se situe le vrai intérêt : réconcilier le paiement du client entre les différents canaux au lieu de gérer plusieurs systèmes parallèles.

Pour les clients Payplug, rien ne change dans l’immédiat

La création de BPCE Merchant Services aurait pu faire craindre une migration technique ou contractuelle. Payplug prend justement soin de préciser que les marchands existants conservent leurs interlocuteurs, contrats et interfaces.

La nouvelle organisation doit plutôt ajouter progressivement des services complémentaires.

Cette continuité est importante pour les e-commerçants : une évolution de PSP peut toucher des éléments particulièrement sensibles comme le checkout, les abonnements, la tokenisation des cartes ou encore la gestion des paiements échoués. BPCE choisit ici de faire évoluer l’offre sans imposer immédiatement une refonte technique aux clients Payplug.

Wero et le commerce agentique sont déjà dans la feuille de route

BPCE veut également utiliser cette nouvelle structure pour accélérer le déploiement de nouvelles méthodes de paiement.

Le groupe cite notamment Wero, développé par l’European Payments Initiative, à laquelle BPCE participe. La solution permet le paiement instantané directement de compte à compte, sans passer par une carte bancaire.

BPCE Merchant Services met également en avant le commerce agentique parmi ses axes d’innovation. L’idée est d’être capable de traiter demain des transactions déclenchées par des agents IA, au même titre qu’un achat réalisé sur un site, une application ou un terminal physique.

Yves Tyrode, directeur général AI, Digital & Payments du Groupe BPCE, explique vouloir ainsi « innover plus vite, renforcer notre place dans l’écosystème [et] conquérir de nouveaux commerçants ».

BPCE veut faire du paiement omnicanal son nouveau standard

Avec BPCE Merchant Services, le groupe bancaire cherche à réunir sous une même organisation ses expertises dans le paiement en magasin, le e-commerce et les nouveaux usages. L’objectif affiché est ambitieux : passer d’un commerçant sur cinq accompagné aujourd’hui à un sur quatre d’ici 2030, tout en amenant 50% des marchands Payplug vers l’omnicanalité.

Pour les clients Payplug, la transition doit rester progressive, sans changement immédiat des contrats, interfaces ou interlocuteurs. Les nouveaux services autour de Wero, du Tap to Pay ou encore du commerce agentique viendront compléter l’offre au fil du temps.

La réussite de BPCE Merchant Services dépendra donc surtout de sa capacité à tenir sa promesse centrale : simplifier le pilotage des paiements sur l’ensemble des canaux de vente, sans ajouter de complexité côté marchand.