L’Italie constitue une cible commerciale de choix, avec 60 millions d’habitants dont près de 70 % utilisent régulièrement Internet. Afin de déterminer l’intérêt de ce marché pour les e-commerçants français, nous verrons tout d’abord les caractéristiques du commerce en ligne italien. Puis les forces et les faiblesses du e-commerce en Italie avant de finir sur les perspectives offertes par ce secteur.

Prospérer sur de nouveaux marchés à l’étranger est un atout indéniable pour les e-commerçants. Parmi les pays limitrophes sur lesquels jeter son dévolu, l’Italie figure en bonne position. Il s’agit en effet du deuxième partenaire commercial pour les entreprises françaises derrière l’Allemagne, avec pas moins de 15 000 sociétés exportant des produits sur son sol.

Les principales caractéristiques du marché italien

Cinquième marché européen pour le e-commerce, avec un peu plus d’un tiers de la population ayant déjà réalisé des achats en ligne, l’Italie constitue un marché en pleine expansion pour les ventes de produits en ligne. En 2016, le secteur du e-commerce a connu un chiffre d’affaires avoisinant les 20 milliards d’euros (soit l’équivalent du seul premier trimestre 2017 pour la France) marqué par une forte croissance, à hauteur de 17 %. Les acheteurs en ligne sont de plus en plus nombreux et l’e-commerce intègre peu à peu leurs habitudes d’achat.

E-commerce en Italie : faut-il miser sur ce pays ?

Quelques chiffres importants permettent de mieux comprendre l’état de ce marché porteur. Les transactions sur terminaux mobiles y occupent une place importante, représentant 26 % des achats (soit un pourcentage légèrement plus élevé qu’en France). Les achats sur smartphone ont grimpé quant à eux de 60 % en 2016.

Le coût du panier moyen par e-shopper n’a jamais été aussi élevé, estimé à 952 euros l’année dernière, bien qu’encore largement derrière celui des acheteurs en ligne français culminant à 2000 euros. Les secteurs du tourisme (44 %), de l’électroménager (15 %) et du prêt-à-porter (10%) sont les plus prisés. Les achats en ligne sur des sites étrangers sont en progression également : 41 % des e-consommateurs y ont déjà eu recours, les sites anglais (16 %) et allemands (15 %) étant jusque-là privilégiés.

A LIRE  E-commerce en Europe : pourquoi faut-il exporter au Royaume-Uni ?

Les forces et les faiblesses du e-commerce en Italie

Le secteur du e-commerce italien possède plusieurs avantages qui peuvent justifier de s’y intéresser pour les boutiques en ligne françaises. Il s’agit tout d’abord d’un marché en pleine évolution, qui est loin d’être saturé encore et compte de plus en plus de consommateurs (17,7 millions d’Italiens procèdent à des achats réguliers en ligne).

L’augmentation du panier moyen mensuel offre également de belles perspectives de développement. Un autre point fort est l’attrait pour les achats cross-border et le taux de fidélité très important observé (pour 50 % des e-shoppers, la connaissance du marchand est le critère d’achat numéro 1). Cependant, le marché italien n’est pas exempt de spécificités pouvant être identifiées comme des faiblesses pour le développement du e-commerce. Deux particularités culturelles sont à noter.

E-commerce en Italie : faut-il miser sur ce pays ?

Les Italiens se méfient des paiements en ligne, jugés peu sécurisés, et sont beaucoup à utiliser les règlements en espèces. Par ailleurs, les conditions de livraison constituent un frein aux activités e-commerce, seules les livraisons à domicile intéressant les consommateurs (cette méthode est choisie par 92 % des acheteurs en ligne).

L’Italie, un marché porteur pour les e-commerçants français ?

Plusieurs éléments permettent de penser que le marché italien du e-commerce possède de réelles perspectives d’avenir. Il bénéficie tout d’abord d’une croissance rapide et constante, portée par le nombre très important de connexions mobiles (plus de 80 millions en 2016). Pour les marchands en ligne, il s’agit d’une garantie forte, qui permet d’entrevoir un vaste marché de clients potentiels.

Les consommateurs italiens sont de plus en plus attirés par les atouts de l’achat en ligne : 66 % d’entre eux louent le gain de temps que cette méthode représente alors que 69 % estiment réaliser des économies par ce biais. La publicité digitale prend en outre une part croissante sur le marché italien, un autre point positif pour les e-commerçants. Avec une stratégie multilingue adaptée, les vendeurs en ligne français ont donc la possibilité de réussir sur ce nouveau créneau porteur.

A LIRE  [#Webinaire] Comment se développer sur un nouveau marché géographique E-commerce ?

Cibler le marché italien apparaît aujourd’hui tout à fait pertinent, quand on sait que 25 % des e-commerçants français proposent leurs produits en Italie et que 33 % des e-shoppers italiens sont déjà passés par un site étranger pour réaliser leurs achats.

E-commerce en Italie : faut-il miser sur ce pays ?

En plein développement, le marché italien est sans conteste riche de nombreuses opportunités. Touché par une forte croissance qui ne se dément pas, le secteur du e-commerce y a de beaux jours devant lui. La France, proche tant sur le plan géographique que culturel, est certainement le pays le plus à même de profiter de l’essor de ces activités en Italie.

La conquête de nouveaux marchés devient indispensable pour les marchands en ligne souhaitant se démarquer de la concurrence, une raison supplémentaire de ne pas négliger ce marché florissant. La conjoncture y semble on ne peut plus favorable à l’heure actuelle : d’après une étude Forrester, l’e-commerce transfrontalier représentera en Europe un chiffre d’affaires de 40 milliards d’euros à l’horizon 2018.

Infographie de HiPay :

e-commerce en Italie