Une nouvelle charte pour un e-commerce plus responsable : 33 entreprises s’engagent

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Une nouvelle charte pour un e-commerce plus responsable : 33 entreprises s'engagent

Le secteur du e-commerce poursuit sa transition écologique avec la signature, le 3 mars 2025, de la nouvelle charte d’engagement pour la réduction de l’impact environnemental du commerce en ligne. Sous l’égide d’Agnès Pannier-Runacher, ministre de la Transition écologique, et de Véronique Louwagie, ministre chargée du Commerce, 33 entreprises majeures du secteur se sont engagées à renforcer leurs actions en faveur d’un e-commerce plus durable.

Un enjeu majeur pour un secteur en pleine expansion

Avec 39,4 millions de Français achetant en ligne et 1,7 milliard de colis traités en 2023, l’impact écologique du commerce en ligne est considérable. Selon les estimations, la seule logistique de livraison représente 1,7 million de tonnes d’émissions de CO2 par an, soit l’équivalent d’une ville de 180 000 habitants.

Face à ce constat, une première charte avait été mise en place en 2021 pour inciter les acteurs du e-commerce à réduire leur empreinte carbone. Cette nouvelle édition de 2025 renforce ces engagements et met en place un suivi plus strict des résultats.

Cinq axes d’engagement pour un e-commerce plus vert

La charte repose sur cinq piliers destinés à encadrer les pratiques des entreprises et des marketplaces :

  1. Améliorer l’information des consommateurs : encourager des choix de livraison plus responsables et informer sur l’impact écologique des commandes.
  2. Réduire les retours produits : mettre en place des politiques internes pour limiter le nombre de retours et favoriser la revalorisation des articles non désirés.
  3. Optimiser les emballages : limiter le suremballage et réduire les volumes de vide à un maximum de 40 %.
  4. Intégrer les marketplaces : inciter les plateformes à fédérer leur écosystème autour de ces engagements.
  5. Renforcer la transparence : les entreprises devront rapporter annuellement leurs progrès aux autorités compétentes.

Des mesures concrètes pour un impact réel

Au-delà des engagements, cette charte s’accompagne d’outils de mesure et d’évaluation, afin d’assurer un suivi précis de l’évolution des pratiques. La Fédération du e-commerce et de la vente à distance (FEVAD) jouera un rôle clé dans l’analyse des résultats et la consolidation des données fournies par les entreprises signataires.

Parmi les grands noms du e-commerce signataires, on retrouve Amazon, Cdiscount, Fnac Darty, La Redoute, Rakuten, Veepee et Zalando. Ces entreprises devront désormais intégrer ces nouvelles exigences dans leurs stratégies commerciales.

Une volonté politique et sectorielle

Agnès Pannier-Runacher a salué cette initiative en déclarant : « Cette nouvelle charte permet de bâtir une coalition d’action et repose sur des outils concrets pour accompagner la transition écologique du secteur. »

De son côté, Véronique Louwagie a insisté sur le caractère ambitieux de cette démarche : « Ce texte ne se limite pas à une déclaration d’intention, il fixe des objectifs concrets et mesurables qui seront suivis de près par l’État. »

Conclusion : vers un e-commerce plus responsable

Avec cette nouvelle charte pour un e-commerce plus responsable, le e-commerce français se donne les moyens d’atténuer son empreinte écologique tout en assurant une concurrence plus équitable entre les acteurs engagés et ceux qui tardent à adopter ces bonnes pratiques. Cette initiative pourrait également inspirer d’autres pays à mettre en place des réglementations similaires pour un commerce en ligne plus durable.

Reste à voir comment ces engagements seront appliqués dans les mois à venir et quel impact concret ils auront sur l’industrie du e-commerce et sur l’environnement.