Les filières Vin & Spiritueux digitalisent leur catalogue pour en faire un bien commun !

Les vins et spiritueux français continuent de faire tourner la tête du Mondovino grâce à une offre de qualité et variée. Près de 500 indications géographiques et une palette aromatique les plus larges au monde issu de 300 cépages sont proposées par plus de 50 000 entreprises de la production et du négoce qui parient sur l’export. Les exportations françaises de vins et spiritueux ont franchi un nouveau record «historique» en 2017 qui ont rapporté 12,9 milliards d’euros, deuxième excédent de la balance commerciale de la France, soit une progression de 8,5% en un an, selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux de France (FEVS). De plus, 85% des français achètent du vin.

 

L’offre produit bénéficie également d’une offre services dynamisée par des solutions digitales comme celles de La Wine Tech, permettant de mieux valoriser les produits et relier les consommateurs connectés au savoir-faire des producteurs. Le digital est devenu un lien essentiel pour le commerce et rebat les cartes de la relation client : professionnels et consommateurs s’informent, comparent et achètent plus facilement. Il n’a jamais été plus simple qu’aujourd’hui de publier et trouver de l’information sur les produits, vendus ou non sur Internet par les producteurs, notamment via des plateformes comme Vivino ou Wine-Searcher.

Toutefois, les producteurs et distributeurs ne tirent pas pleinement profit de cette évolution du commerce. Dès lors, comment rendre accessible à tous la digitalisation des produits ? Comment améliorer la qualité des informations sur les produits jusqu’aux consommateurs ?

L’initiative collective de “cave digitale” des vins et spiritueux

La « cave digitale » est un service qui permet aux producteurs et distributeurs d’optimiser leur offre produit en la digitalisant pour la proposer sur les sites de e-commerce. Il est aujourd’hui indispensable d’être en mesure de fournir aux consommateurs, mais aussi à l’ensemble des partenaires commerciaux, une information produit fiable et de qualité. La qualité du millésime ne suffit plus, la bouteille de vin doit être correctement identifiée pour être vendue.

Pour répondre à ces nouveaux défis de la digitalisation, GS1 France lance CodeOnline.fr
Une plateforme qui permet de :

  • Générer en un clic des codes produits GS1 (GTIN/EAN) et des codes-barres pour faciliter la vente des produits dans le monde entier
  • Garantir l’authenticité et l’unicité des produits
  • Renseigner et maîtriser les informations clés des produits dans un langage commun pour valoriser leurs spécificités
  • Mettre à la disposition des partenaires commerciaux les informations produits sans ressaisie
  • Une plateforme qui allie simplicité, rapidité et fiabilité

Cette initiative collective a pu voir le jour grâce à tous les acteurs des filières Vin et Spiritueux parmi elles, GS1 France , producteurs, négociants, grossistes, cavistes, e-commerçants, GMS, La Wine Tech ainsi que les principales instances et confédérations du secteur dont l’AGPV, l’Association Générale de la Production Viticole, regroupant l’ensemble des organisations professionnelles de la filière viticole – CNAOC (Confédération des vins d’AOC), CCVF (Confédération des Caves coopératives), VIF (Vignerons Indépendants) et VinIGP (Confédération des vins IGP) – de la FFS (Fédération Française des Spiritueux) et de l’UMVIN (Fédération du négoce) soucieux de fournir à leur client une information-produit de qualité, gage de transparence et de confiance.

Etude de marché

Etude GS1 France-OpinionWay « La digitalisation de l’offre de vin et spiritueux »

Pour soutenir ce projet de « cave digitale » et cette priorité business, GS1 France a réalisé une étude en partenariat avec OpinionWay, pour comprendre la gestion de l’information produit à date chez des producteurs et des distributeurs du secteur des vins et spiritueux. L’objectif est également d’identifier les difficultés qu’ils peuvent rencontrer dans la gestion de leurs données et leur capacité à traiter l’information. A travers ces constats, l’étude se veut également proposition de pistes pour aider les producteurs à digitaliser leur offre et augmenter leurs ventes.

L’étude GS1 France/OpinionWay a été réalisée entre janvier et février 2018 sur un panel constitué de 305 acteurs de la chaîne de valeur des filières vins/champagnes/spiritueux dont 250 producteurs et 55 distributeurs. Elle a été conduite sous la forme d’une étude mixte qualitative et quantitative. Nous avons en parallèle interrogé un panel de 1000 acheteurs/consommateurs sur l’information produit.

Principaux enseignements de l’étude

Producteurs et distributeurs connaissent des réalités différentes

Les professionnels du secteur des vins et spiritueux évoluent dans un écosystème où les interlocuteurs sont nombreux.

Nb : Les producteurs adhérents à GS1 gèrent davantage de références que les autres (25 références en moyenne contre 12 pour les non-adhérents).

La vente pour les producteurs se fait avant tout en physique et localement

La vente directe fait la part belle avec 89% des ventes totales, qu’il s’agisse de vente physique directement à la propriété (84%), de vente dans leur magasin (26%) ou sur leur site internet (16%).
La vente en ligne reste aujourd’hui minoritaire pour les producteurs comme pour les distributeurs. Au total, 28% des producteurs proposent leurs produits en ligne, sur leur propre site ou sur ceux de distributeurs. A noter que les producteurs qui sont à la tête d’une entreprise de 6 salariés et plus et ceux adhérents à GS1 font davantage de ventes sur internet (respectivement 40% et 44% vs 28% pour l’ensemble des producteurs). Quant aux distributeurs, 23% d’entre eux font de la vente sur internet.

La circulation de l’information se fait de manière peu formalisée

La gestion de l’information-produit reste rudimentaire chez les professionnels du secteur des vins et spiritueux. On observe que les producteurs fonctionnent en circuit très local, dans l’entre-soi de l’univers avec une vente de proximité, en échange directe. On constate alors que la circulation de l’information se fait de manière peu formalisée.

Pour autant, les producteurs de vins et spiritueux déclarent pour la majorité d’entre eux utiliser une base de données pour créer et enregistrer l’information-produit.


Pour transmettre l’information-produit aux distributeurs, là encore les producteurs favorisent des solutions basiques, peu formalisées, comme le message texte dans un email ou le téléphone qui se classe comme le deuxième outil cité par les producteurs de vins et spiritueux.

La priorité des producteurs tient en deux mots : production et qualité. Les considérations administratives passent au second plan.

Les distributeurs interrogés évoquent une grande diversité et pluralité d’information-produit (entre informations techniques et plus qualitatives et subjectives) qui engendre une complexité de récolte de cette information auprès des producteurs.

Le sentiment pour les distributeurs d’une qualification des produits assez lacunaire et disparate constitue un point de tension pour eux.

Pour les professionnels du secteur des vins et spiritueux la qualité des fiches-produits ne fait pas partie de leurs priorités. Ce manque d’attention portée à l’identification des produits et à la gestion de la fiche technique peut en partie s’expliquer par le fait que peu d’informations sont considérées comme « obligatoires » par les producteurs et les distributeurs.

La nouvelle réglementation sur l’étiquetage des bouteilles reste méconnue par les professionnels du secteur. Ainsi, seules 3 données doivent, pour une majorité de producteurs, obligatoirement figurer sur la fiche technique de leurs vins et spiritueux : le millésime du vin/l’âge du spiritueux (72%), les cépages (53%) et le style de spiritueux (52%).

Seuls 59% des producteurs et 51% des distributeurs interrogés ont entendu parler du changement réglementaire.

Les sources d’informations des acheteurs de vins

L’étiquette de la bouteille est le moyen privilégié par les acheteurs de vins pour s’informer sur une bouteille de vin ou de spiritueux qu’ils souhaitent acquérir (44%). Les conseils de proches (40%) ou d’un vendeur (30%) jouent également un rôle important dans l’information du consommateur. Enfin, près d’un quart des acheteurs consultent Internet pour s’informer sur les vins qu’ils achètent (24%), notamment en se rendant sur le site Internet du producteur (12%).

L’étiquette de la bouteille est tout autant privilégiée comme une source d’information par les hommes que par les femmes (44% dans les deux cas).

Les séniors âgés de 65 ans et plus sont ceux qui consultent le plus Internet pour s’acheter une bouteille de vin (27% contre 22% pour les jeunes âgés de moins de 35 ans). Ils se rendent particulièrement sur le site Internet du producteur pour se renseigner (15% contre 10% des jeunes).

Les femmes ont davantage tendance que les hommes à chercher des conseils auprès de leurs proches (42% contre 38% des hommes) ou d’un vendeur (32% contre 28%).

Pour choisir son vin, certaines informations sont déterminantes pour le consommateur. Les informations qui comptent le plus, sur l’étiquette, auprès des vendeurs et des proches ou encore sur Internet, sont le plus souvent d’ordre géographique : la région de production (90% importante, dont 36% très importante) et le pays d’origine du vin (87%, dont 39% très importante) ex-aequo avec l’appellation contrôlée ou protégée du vin (87%) arrivent en tête des critères cités. Suivent de près le terroir (85%) et le cépage (82%). Plus secondaires, les méthodes de fabrication (79%), le millésime (76%) et le lieu de mise en bouteille (74%) ont néanmoins également leur importance. A l’inverse, deux types d’informations sont considérés comme moins importantes pour les acheteurs : le visuel de la bouteille (51%) et le nom du distributeur/commerçant (40%).

L’importance accordée à chaque information varie selon le sexe de la personne interrogée. Les hommes accordent ainsi davantage d’importance à la région de production (92% contre 89% des femmes), au pays d’origine (89% contre 86%), à l’appellation contrôlée (88% contre 84%), au terroir (87% contre 82%) ou encore au cépage (83% contre 81%). A l’inverse, les femmes attachent plus d’importance aux informations moins factuelles et plus subjectives comme les récompenses (68% contre 59%), les notes de dégustation (65% contre 61%) et les avis des consommateurs (60% contre 54%).

Toute publication totale ou partielle doit impérativement utiliser la mention complète suivante : « Enquête OpinionWay pour GS1 France » et aucune reprise de l’enquête ne pourra être dissociée de cet intitulé.

Retrouvez tous les résultats de cette étude !


Cette démarche vous intéresse ? Vous pouvez contacter Lorène Neel pour en savoir plus ou rejoindre ce collectif.

 

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